Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /Mai /2008 18:55
Comme je le fais pour le Tour de Colombie, vous trouverez ici non pas des résumés exhaustifs (même s'il y aura bien sûr des résumés sur la position des coureurs colombiens) mais mes analyses de la course et mes états d'âme du moment. Merci de me faire partager les vôtres si vous le désirez.

1ère étape:  Enfin on y est. Je ne vous cacherai pas que j'écris ces premières lignes après la seconde étape ce qui ne me permets pas de crier ma joie avec la 5ème place de la Barloworld (à 14'') et quelques images montrant Soler en bonne forme en train de mener le train ou de franchir la ligne avec les plus forts de ses coéquipiers dont Felix Cardenas. Les quatre autres Colombiens ont eux-aussi tenu le coup: Serpa (12ème à 51''), Perez (14ème à 54'') Ardila (16 ème à 1'04'') et Laverde (19ème à 1'15''). J'avais donc un petit espoir de voir Soler en bonne position dans l'étape du dimanche ou du moins pas très loin des meilleurs.

2ème étape:  Pas très loin des leaders ... 54'' perdues en 58ème position en compagnie de son ombre Cardenas ... la pire performance des favoris si l'on excepte les quelques secondes supplémentaires perdues par Karpets qui se ressent sûrement de sa chute à l'entraînement à quelques heures du départ. Soler s'est même montré moins incisif qu'Ardila(34'') ou Serpa (38"). A peine a-t-il fait mieux que Perez et Laverde (1'12''). 
Alors, si Soler n'a pas les jambes pourquoi a-t-il presque tenu à frotter au pied de la dernière bosse? Ce qui m'énerve le plus, c'est le chaud et froid soufflés par les dernières infos sur Soler: malade ... mais qui vise une étape ... mais on verra au jour le jour ... mais qui va mieux ... mais qui craint le mauvais temps ... mais qui rêve du podium ... mais qui se prend une mine au moment de tester ses jambes
. Alors une fois pour toutes: soit il n'est pas en forme et il se contente de faire des kilomètres en attendant des jours meilleurs, soit c'est juste un avertissement sans frais dans un Giro qui se jouera en grande partie la dernière semaine (A CONDITION DE NE PAS PERDRE 10' AVANT) ...
Pour l'instant, je ne sais vraiment pas à quoi m'en tenir et je ne suis pas prêt de le savoir (vendredi prochain au plus tôt avec la première vraie étape de "montagne"). Je me dis juste une chose: pourvu qu'il ne se pête pas la gueule, qu'il n'attrappe pas la grippe, une bronchite ou une connerie dans ce genre comme il en a l'habitude; UNE PUTAIN D'HABITUDE (désolé pour les grossièretés qui ponctueront éventuellement mon blog lorsque cela se passsera mal pour Mauricio Soler qui reste, je tiens à le préciser mon coureur fétiche ... malgré les accidents à répétition qui me gâchent ma vie ... de fan du moins). A vrai dire, le podium, je m'en fous pour l'instant. Que Pfannberger devienne le leader de l'équipe, supporte la pression, je m'en fous encore plus. Du moment que je sois sûr de voir Mauricio à son vrai niveau la dernière semaine! 

Voilà plus de deux heures que j'ai écrit ce qui précède. Je n'étais déjà pas optimiste à ce moment là mais maintenant, je le suis encore moins. D'après le site de la Barloworld, le mauvais résultat de Soler s'explqiue par une chute au km 94 (putain mais c'est pas vrai ... tu sais pas tenir sur un vélo ou quoi?!!!) dont il s'est relevé meurtri à la main gauche. Si cette foutue blessure l'a autant gêné dans la montée finale, va-t-il seulement repartir demain ou va-t-il devoir abandonner dans les jours qui viennent.

BON, JE SORS EGORGER QUELQU'UN, CA ME DETENDRA! 

Finalement, je ne suis pas sorti.
D'après les dernières nouvelles, Soler souffrirair réellement du poignet (droit selon la Gazzette dello sport; gauche selon le site de Barloworld) ce qui l'empêche de pouvoir serrer correctement son guidon ... Pire, Soler n'a pas pu passer de radio à l'hôpital hier et ne pourra certainement pas ce soir non plus (s'il est toujours en course) car la coursee traverse le détroit de Messine. Claudio Corti craint donc que Mauricio ne décide d'abandonner een cours d'étape aujourd'hui s'il ne se sent pas mieux. Autrement dit, le Giro est de toute façon presque fini pour Soler ... à moins d'un miracle. C'est désespérant mais il va vraiment falloir que Soler trouve une solution à son problème de stabilité sur un vélo sous peine de faire une carrière courte ou en pointillés!
Je suis d'accord avec toi David, les routes italiennes sont souvent dangereuses et les débuts de Giro souvent nerveux mais si Soler ne trouve pas une solution, ce n'est pas la peine non plus de disputer le TDF... enfin, s'il souffre du même problème que Duarte (micro-fractures), c'est une rééducation de 5-6 semaines qui s'annonce ... alors le TDF ... et après, la saison est quasi-finie pour lui! C'EST NAVRANT!!!!!!!!!!!!!!!! 

3ème étape:  Encore une étape marquée par les chutes et pour une fois Soler s'en est sorti ... dans la souffrance. J'ai apprécié le comportement de son équipe qui malgré les doutes qui persistent sur la suite de la compétition a tenu à l'épauler jusqu'au bout. Aucune fracture n'a été décelée mais la blessure reste douleureuse et handicappante. Dans ces conditions, qu'espérer?
En tout cas, je suis d'accord avec Ricco victime d'une chute aujourd'hui et qui déplore les conditions de sécurité. La route se poursuit dans le Sud de la péninsule ... ce n'est pas forcément plus réjouissant.
Puisque Soler n'est pas opérationnel, parlons des autres Colombiens qui je l'espère nous réserveront quelques satisfactions. A part le grand travail de Cardenas pour son coéquipier, notons l'excellent 8ème place de Marlon Perez dans le sprint final des plus dangereux. Même si Perez est bien entendu trop court dans cet exercice, sa pointe de vitesse pourrait faire merveille s'il lu iprenait la bonne idée de se glisser dans une échappée ... tout comme Laverde, Ardila et Serpa qui ont déjà prouvé leurs aptitudes dans des petits comités et qui finissent comme leurs compatriotes au sein du peloton.

4ème étape:  Encore une fois, les équipiers de Soler ont bien oeuvré pour le protéger sur des routes qui réservent malheureusement de nombreux pièges. Rien à se mettre sous la dent de spécial (ce n'est pas forcément un mal). Maintenant, il faut attendre les étapes plus difficiles pour savoir si Mauricio peut vraiment compter sur la solidité de son poignet (son style de pédalage saccadé et énergique dans les côtes ne peut pas s'accomoder d'une quelconque douleur). Attendre, toujours attendre ...

5ème étape:  L'étape aurait pu être encore plus belle avec la victoire de Laverde qui se classe tout de même à une très honorable 3ème place après une longue échappée. Il était malheureusement mal placé et surtout trop court sur l'attaque de Brutt. Luis Felipe Laverde reste donc une valeur sûre au Giro et il tentera certainement à nouveau sa chance avant la dernière semaine. Ardila et Serpa pourrait s'en inspirer car ils ont un peu les mêmes aptitudes que leur compatriote. Les cinq autres Colombiens terminent dans le peloton restreint qui a franchi la ligne quelques 30'' plus tard. Pas de grosse bagarre dans cette petite montée finale (moins raide que je ne l'aurais pensé) et donc toujours les mêmes interrogations sur l'état de forme exact des favoris en général et surtout des Colombiens Ardila, Serpa et ... Soler. Encore une étape longue, très longue demain et du stress, toujours du sress ... Je ne peux même pas m'enthousiasmer de la perspective des premiers vrais cols vendredi ... c'est frustrant.   

6ème étape:  Pas grand chose à dire ... encore une étape de passée sans bobo ou pépins majeurs. Ah si, juste les 14'' de perdues par ...Soler et Laverde dans la côte finale. Ce retard pourrait être dû au fait qu'une moto arrêtée dans un virage ait obligé une partie du peloton à couper son effort. Pour l'instant les organisateurs n'ont pas tenu compte de cet incident de course mais Leipheimer, l'une des "victimes" a décidé de porter réclamation devant les commissaires de la course.  Honnêtement, ces 14'' sont pour l'instant le cadet de mes soucis.
Bizzarement, je devrais me réjouir de l'étape de demain avec ses premiers vrais cols, pourtant, je ne peux pas. Les déclarations plutôt optimistes sur le poignet de Soler sont toujours teintées d'incertitudes: "ça va mieux, on ne veut pas perdre de temps ... mais Soler a toujours du mal à tenir correctement son guidon , se tient mal sur son vélo ce qui entraîne des contractures musculaires ... le plus important c'est la troisième semaine" ... l'art de souffler le chaud et le froid.
Dans, ces conditions, comment être totalement optimiste. Quoiqu'il arrive demain (et même si Soler se prend une bonne claque) il faudra donc à nouveau attendre et espérer ... Vous allez me dire qu'il reste d'autres Colombiens pour me distraire en attendant des jours meilleurs: Ardila (qui a déjà fait ses preuves sur le Giro) et Serpa (dont on attend la confirmation des bons résultats de début d'année) principalement; mais je pense malheureusement qu'ils seront trop courts dans la haute montagne. Demain oui, c'est fait pour eux pour peu qu'ils s'en donnent la peine et que leurs équipes leur donnent le feu vert ... mais après?
Non, vraiment pour l'instant rien ne peut combler le vide que causerait une nouvelle défaillance (logique ...) de Soler. J'ai juste dans un coin de ma tête un petit souvenir agréable presque capable de me redonner espoir. En juillet dernier, c'est après deux journées galère avec une blessure au pied que Soler a fait son festival dans le Galibier ...
Allez, j'arrête de me torturer l'esprit; j'aurai un début de réponse à mes interrogations demain ...

7ème étape:  Comme le dit Volpi sur le site de la Barloworld, il faut "essayer de rester optimiste et penser à la troisième semaine" ... On sent dans quand-même dans ces propos une bonne di=ose de déception avec le résultat de Soler, le premier des ... largués dans la partie finale. Le site précise que Mauricio s'est plaint plusieurs fois de son poignet durant l'étape. 1'30'' perdue sur le quatuor Di Luca, Ricco, Piepoli, Contador, 35'' sur le peloton des autres favoris et 22'' seulement devant Visconti qui n'est pourtant pas un grand grimpeurmême s'il a tout donné pour sauver son maillot. Rester optimiste après une nouvelle bataille perdue? Ce n'est pas le site de la Barloworld ou le classement de l'étape qui va me rendre le sourire ...
Pourtant, même si je n'ai vu que les 3 derniers kilomètres de l'étape, je retiens une image ... Alors que je me désespérais de ne pas voir Soler dans les différents groupes qui arrivait, j'ai vu sa grande et maigre carcasse se déhancher à l'énergie dans les derniers mètres. Quelques secondes pour le voir en danseuse puis assis tirant sur son guidon. Cette image me laisse une impression bizarre et me pose une question: où était Soler les minutes précédant son arrivée? Dans le goupe Klöden (ce qui signifierait qu'il a très mal fini) ou dans le groupe Visconti (ce qui signifierait qu'il a beaucoup mieux fini l'étape que son classement ne le laisserait penser)? Je m'accroche à l'idée que la deuxième solution est la bonne car cette image fugitive de Soler ressemblait beaucoup à celles de ses "finish" rageurs du Tour de France. Si cela se confirme alors oui, on peut être optimiste car je ne vois pas comment on fait un dernier rush avec une vive douleur au poignet ... Je ne dis pas que Soler n'a pas mal mais je pense qu'il a aussi beaucoup souffert de ses doutes ces derniers jours. 
Je suis d'autant plus frustré en ce moment c'est qu'il est évident qu'il y aurait eu la place pour Soler de réussir quelque chose de très grand sur ce Giro sans cette fichue chute qui venait conclure une semaine pourrie commencée avec une bronchite ... J'ai pu voir le visage de Di Luca dans le dernier col ... Je sais que le bluff existe mais certains signes ne trompent pas. Il était un peu limite ... Vous allez me dire qu'au moins lui était devant mais je crois que les coups de bambou vont être nombreux la dernière semaine ... et personne n'est à l'abri.
Si je suis toujours suspendu aux déclarations sur l'état de forme de Soler, je n'en oublie cependant pas la très belle étape de Felix Cardenas (4ème) et aussi celle de Laverde qui finit dans le "peloton Klöden" et de Mauricio Ardila à l'attaque pendant cette journée malgré le fait qu'il était un peu court. Enfin, Jose Serpa a lui aussi souffert dans le final et Marlon Perez attend des jours meilleurs sur un parcours propice aux attaquants présentant quelques lacunes en montagne.

8ème étape: Cela devient lassant depuis une semaine de constater la même chose. Cette fois j'ai pu voir le déroulement du final en direct. Quelle frustration de voir Soler en queue de peloton en début de montée et incapable de faire l'effort de remonter comme l'a fait Di Luca. Une cassure et hop c'était déjà fini pour lui avec 20'' à nouveau de perdues à l'arrivée sur le peloton des favoris au complet. J'ai vu au loin la grande carcasse de Soler se déhancher dans le dernier kilomètres pendant que les puncheurs vissaient et j'ai toujours la même question: qu'est-ce qui ne marche pas en ce moment chez Mauricio ou plutôt qu'est-ce qui marche le moins ? Le poignet (sans doute mais alors pourquoi lui faire continuer la course s'il souffre tant au risque de faire dégénérer une blessure jugée sans grande gravité dans un premier temps?), les jambes (manque de puissance, encore trop court après une semaine d'entraînement en pointillés avant le Giro?) ou la tête (même s'il disait ne viser dans un premier temps qu'une étape, il avait certainemet aussi en tête le rêve d'un podium voire mieux ...)?
L'autre objectif de Soler cette année est le Tour de France. Je persiste donc à croire que s'il y avait un risque que sa blessure au poignet compromette aussi ses résultats sur le TDF, le staff de la Barloworld aurait pris la décision de le faire arrêter ... ou alors on est face à une grosse bande d'incapables ce que je n'ose croire! J'aimerais une réponse claire, une déclaration de Soler lui-même et une mise au point aussi lucide de son équipe. Si c'est une question de temps, je suis prêt à attendre, sinon que peut-on espérer d'une course dans laquelle on est tant diminué ??? J'en ai marre de voir Soler grimacer pendant que les autres affichent la satisfaction sur leur état de forme ... Comment peut-on penser que Di Luca et Ricco sur la brèche depuis 8 jours ne vont pas payer un jour tous leurs efforts ??? QUE LE VENT TOURNE ENFIN DANS LA BONNE DIRECTION, VITE!!!

Cardenas, Laverde et Serpa n'ont pas les mêmes soucis que leur compatriote. Eux au moins ont réussi à accrocher le bon wagon. Seuls Ardila et plus logiquement Perez ont aussi eu du mal à finir.

9ème étape:  La première partie du Giro se finit sur une étape encore une fois dangereuse dans le final (deux grosses gamelles et abandons). Ardila est le seul Colombien à avoir évité la petite cassure à l'arrivée. Rien de bien grave puisqu'il n'en coûte que 4'' au reste de la troupe.
Demain Soler subit une IRM pour en savoir un peu plus sur son poignet et déterminer s'il peut poursuivre la course sans hypothéquer ses chances de participation au TDF. Vous avez peut-être compris mon avis sur la question. Pour moi Mauricio doit continuer (à moins bien sûr que les examens ne se montrent vraiment mauvais). Je me suis repassé l'étape de vendredi et je me suis amusé à calculer les temps perdus par chacun dans les 5 derniers kilomètres. Pour faire simple, alors que Mauricio se trouvait dans le peloton Visconti (je ne l'ai pas vu en gros plan mais je presque sûr de l'avoir aperçu), il a faussé compagnie à ce groupe et n'a perdu "que" 21'' sur Di Luca-Ricco, 15'' sur Contador et 5'' (seulement ...) sur le groupe Klöden (la tête du groupe du moins car le dernier de ce petit paquet était à 10'' de rebellin sur la ligne bien que classé dans le même temps). Ces chiffres montrent bien que Soler n'était pas totalement à la ramasse alors qu'il a effectué la montée seul derrière deux groupes dans lesquels les relais étaient pris (le trio Piepoli, Ricco, Di Luca s'en est donné à coeur joie tandis que Serpa a un temps fait le tempo pour limiter l'écart au service de Simoni).
Alors bon, place au médecin mais je pense aussi que Soler doit être rassuré. Je n'oublies pas que l'an dernier il était à la ramasse dans l'étape vers Tignes sur le TDF car il disait souffrir atrocement d'une blessure au pied due à des chaussures neuves. Crispé, Soler avait été victime de crampes au pied de la dernière montée. Le lendemain pendant la journée de repos, ça a été soupe à la grimace, coup de fil dépité à sa femme en Colombie, le tout enfermé dans son hôtel. Et le jour d'après ... c'était attaque dans l'Iseran, fusée dans le Télégraphe et le Galibier et avion dans la descente. ALORS ...
Encore une fois, je ne dis pas que Soler ne souffre pas mais l'autre jour Gasparotto son coéquipier avait parlé de contractures liées à une mauvaise position sur le vélo. Soler se crispe vite. Peut-être a-t-il eu du mal à digérer les attaques franches des derniers jours sur des difficultés qui n'avantagent pas ses qualités de "grimpeur énergique mais un peu diesel". Une fois "décrispé", Soler n'était pas si mauvais ...
Cela m'agacerait vraiment (pour ne pas dire plus) si l'on m'annonçait que Mauricio renonce à nouveau ... Mais bon, je n'y pourrai rien! 

Journée de repos:  Le moins qu'on puisse dire c'est que l'IRM n'a pas été très rassurante. D'un côté la Barloworld a estimé que Soler pouvait poursuivre le Giro mais de l'autre elle a confirmé une micro-fracture au poignet gauche (en plus d'une luxation de l'oriculaire et de l'annulaire) ... dans la douleur. L'optimisme réclamé par Volpi vendredi soir n'est pas vraiment de mise puisque Corti a déclaré qu'il verrait au jour le jour l'évolution de la situation et que Mauricio pourrait se retirer à tout moment pour ne pas compromettre le TDF. Avec tous ces chaud et froid, j'ai fini par attrapper le rhume (et ce n'est pâs une blague!).
Place maintenant à la partie du Giro que tout le monde attend avec pour commencer un CLM de près de 40 km, bien costaud. Je n'attends pas de miracle de la part de Soler mais tout de même, une place dans les 30 me combrerait, non pas pour le général car je crois qu'il faut se faire une raison (à moins que ...) à ce sujet mais surtout dans l'optique des étapes de montagne qui tardent vraiment à venir (samedi). Si Soler veut s'essayer dans l'étape de moyenne montagne mercredi, je suis preneur ...

10ème étape:  J'attendais un petit signe encourageant sur ce contre-la-montre et je ne l'ai pas eu. Une seule chose est désormais presque sûre: aucun Colombien ne sera en mesure de viser un top 10 s'il n'y a pas de "miracle Soler". Que dire des 3'33'' perdues par Cardenas? C'est pas mal mais que fera Felix dans la haute montagne? Cela fait deux ans qu'il a replié ses ailes et la première étape de montagne ne m'a pas rassuré car il a été incapable d'être vraiment dangereux pour la victoire d'étape ... Ardila, Soler, Laverde, Serpa et Perez finissent tous entre 4'30'' et 7' ...
Maintenant, il faut viser les victoires d'étape. Qui? Marlon Perez qui n'a plus que quelques occasions de se montrer avant et entre les étapes de montagnes? Serpa qui va d'abord devoir jouer les sherpas pour Simoni? Ardila qui va en faire de même pour Menchov? Laverde qui n'a guère que l'étape de demain pour faire valoir ses qualités de passe-partout roublard au sprint? Cardenas et ses 36 ans toujours courageux mais qui n'a plus vraiment l'agilité du "chat"? Soler, enfin? Non, pour ce dernier, je déconne ... comment voulez-vous qu'il pense à gagner une étape alors qu'il gamberge depuis 18 jours avec sa bronchite puis sa chute? Mauricio pointait à 46'' de Pinotti au premier intermédiaire pour finir très péniblement à 4'44'' de Bruseghin. Soler a donc fait mieux dans la partie roulante que dans la partie finale qui aurait pu lui convenir avec une meilleure forme et un meilleur moral. 4' perdues sur Bruseghin et Contador par exemple en 30 km, preque 3' sur Piepoli, ça c'est une bonne baffe!
Ce qui m'énerve et même me fait profondément chier ce sont les permanentes interrogations dans le staff de la Barloworld. Hier, c'était "il y a une micro-fracture, on verra au jour le jour mais il peut se remettre en continuant à courir". Aujourd'hui, c'est "je veux voir des spécialistes pour savoir s'il y a un risque pour le TDF et demain sera la journée décisive" ... comme celle d'hier? Comme celle d'aujourd'hui? Au fait, qu'est qu'il a au poignet Contador? Une micro-fracture non? Alors bordel, pourquoi attendre 10 jours pour demander l'avis de "vrais spécialistes"? 
Alors oui, je suis énervé, oui je suis grossier mais qui aime bien (et même trop)  châtie bien! ALORS MONSIEUR MAURICIO SOLER, DEMAIN TU LEVES TON CUL DE LA SELLE EN DEBUT D'ETAPE, TU METS TOUT CE QUE TU AS ET LA ON VERRA REELLEMENT SI TU PEUX REPARTIR EN COLOMBIE LA QUEUE ENTRE LES JAMBES POUR TE REFAIRE UNE SANTE. SI TU AS TENU LE COUP ET MEME EN CAS D'ECHEC RELATIF, TU PRENDS TON MAL EN PATIENCE ... ET TU RECOMMENCES A PARTIR DE SAMEDI !!! Parce que là les "j'y vais, j'y vais pas", ça me casse les c******* !!!
FAITES LUI GREFFER DES ROULETTES ET DES POIGNETS D'ESPAGNOL BORDEL!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

11ème étape: C'est au km 96 que Mauricio SOLER a définitevement quitté de Giro qui ne voulait apparemment pas de lui cette année. La douleur et la pluie ont fini par avoir raison de sa main gauche. Me voilà déçu mais dans un sens aussi soulagé. Si les blessures ne sont pas plus importantes qu'annocées, on peut raisonnablement penser que Soler sera opérationnel pour le Tour de France. Mauricio a laissé entendre au site El Tiempo.com qu'il se donnait deux à trois semaines de repos avant de reprendre l'entraînement pour le Tour. Le timing est un peu serré mais c'est déjà mieux que rien. En tout cas maintenant il est sûr que le moindre pépin fouttrait en l'air la saison complète car après le TDF, il n'y a plus grand chose de valable à se mettre sous la dent pour la Barloworld qui ne participera pas à la Vuelta. Soler jouera donc sa saison uniquement sur les deux mois qui viennent. Maintrenant au moins on peut être sûrs que le staff technique de la Barloworld sait les risques qu'elle prend en engageant Soler sur des courses réputées dangereuses.
Reverra-t-on Mauricio en Europe avant juillet? Reconnaîtra-t-il les étapes de montagne ou fera-t-il une course de reprise comme l'an dernier aux Pays-Bas sur les routes étroites et dangereuses du côté de Valkenburg ... Je n'ose y croire!
Même sans Mauricio Soler, le Giro continue toujours dans l'attente des vraies explications dans la montagne. Cela commence à devenir long voire même chiant. Voilà une course réputée pour permettre des efforts équilibrés sur trois semaines tomber dans les travers de la "troisième semaine décisive".
Cardenas, Serpa, Laverde, Ardila et Perez vont devoir s'efforcer de palier au vide laissé par l'abandon de leur compatriote. Ardila s'en est un peu occupé aujourd'hui en tentant une poursuite vouée à l'échec dans les 30 derniers kilomètres et qui s'est soldée par une chute sans gravité dans une descente rendue dangereuse par la pluie et qui a fait quelques dégâts. Les deux prochaines étapes s'annoncent comme le déroulement de ce Giro pour l'instant (sauf pour les supporters de Ricco ...): désespérément plates ...

12ème étape:  Pas grand chose à signaler sur cette étape désespérément plate qui ne pouvait se finir qu'au sprint. A si, bien sûr, il y a eu la traditionnel chute qui émaille presque toutes les étapes depuis le début. Cette fois, c'est Primo qui a morflé et Nibali qui s'est fait une très grosse frayeur.
Tous les Colombiens finissent dans le peloton avec Marlon Perez 20ème du sprint. S'il lui prenait la bonne idée de se glisser dans une échappée aujourd'hui sur un terrain encore très plat. Samedi par contre, c'est la montagne ... enfin? Non, trop tard!

13ème étape:  Encore une étape ennuyeuse qui s'est finie au sprint. Demain montagne. Si Serpa, Laverde, Cardenas et Ardila avaient la bonne idée de se montrer offensifs ...

14ème étape:  Je ne vous cacherai pas que je n'ai pas pu suivre l'étape mais la simple lecture du classement de l'étape permet de comprendre la frustration qu'ont pu ressentir ceux qui s'attendaient à une lutte acharnée pour le classement général. Alors oui il s'agit d'une entrée en matière avant l'étape monstrueuse de demain mais quand-même, je me mets à la pca de vous qui vous êtes placé devant votre petit écran ou votre écran d'ordi pour suivre quelques escarmouches dans les derniers km. Ce Giro consacrera peut-être un grimpeur mais pour le moment ceux qui aiment les grandes envolées des aigles de la montagne peuvent s'assoir sur leurs rêves. Contador a-t-il les jambes pour mettre les Italiens au pli? Surtout ne pas attaquer selon son directeur sportif ... Ricco a souffert d'un petit refroidissement ... alors là, que ça lui arrive à lui ça me désole ... je ne connaissais pas vraiment la personnalité de ce petit monsieur mais j'ai pu la découvrir au détour de quelques ITW ... c'est pas le genre de coureur que j'apprécie même si je reconnais qu'il a du gaz. Menchov a grapillé quelques secondes mais à part sur la Vuelta il a souvent un coup de moins bien. Klöden peut "gérer" en attendant le CLM final, Di Luca suit maIs ne semble pas aussi fringant que l'an dernier. Pelizzotti rêve toujours de récupérer le maillot rose . Simoni enfin critique les "gamins" mais n'a plus les jambes d'autrefois (apparemment) pou rleur donner une leçon.  Alors peut-être que l'étape de demain rentrera dans la légende et me fera oublier un début de Giro poussif (avec ou sans la "mésaventure Soler"). Il n'y a qu'a lire le compte-rendu de l'étape sur le site de la Barloworld. Il y a peut-être un certain parti pris de la part du rédacteur mais il y a comme un souffle de nostalgie lorsqu'il imagine ce que l'étape aurait pu être avec Mauricio. Cela aurait pu ne rien changer bien-sûr mais si les costauds encore en course n'arrivent pas à faire oublier les absents, ils devraient commencer à se poser des questions.
N'attendraient-ils pas le Gavia et le Mortirolo tous ces ambitieux? J'espère que non et j'espère aussi que Cardenas, Ardila (26ème et 27ème à 11'), Serpa et Laverde (à plus de 13' et 15') sauront saisir enfin l'occasion d'une belle échappée ... Qu'il y en ait au moins quelques-uns qui s'amusent ...  

15ème étape:  Une bien belle étape de montagne sur le papier et un beau jour pour les fans de Sella qui réalise le doublé dans les Dolomites de façon spectaculaire. Ingurgiter deux longues échappées en deux jours et se permettre de perdre à peine plus d'1' sur les 5 dernier km de la Fedaia face à un Ricco à l'attaque, ça laisse rêveur.
Le doublé de la Navigare avec Pozzovivo et les appuis de Baliani et Perez pour leur petit leader aurait quelque chose de grand sans le malaise occasionné par le refus de l'équipe de signer la charte de l'UCI avant le départ. Les interrogations et même les insinuations commencent à apparaître. C'est pénible et vous allez me dire que Ricco et les autres suiveurs n'avaient qu'à se donner la peine de rabattre le caquet du présomptueux mais en avaient-ils vraiment les moyens? Tous ces grands se regardent peut-être un peu en ce moment mais si l'un d'entre eux avait vraiment été au-dessus du lot, nul doute qu'il n'aurait pas laissé passer l'occasion de dynamiter la course. Au lieu de cela, on a encore assisté à une guerre pour une poignée de secondes avec des coureurs tous à la limite dans les derniers km. Klöden et Leipheimer ont craqué définitivement mais pour le reste, tout est à faire.
Ca laisse du suspens mais on est bien loin des premiers jours de course qui annonçaient l'écrasante domination des Ricco-Piepoli dans les montagnes. Le dernier nommé a par ailleurs dû quitter la course après une nouvelle chute dans une descente. 
Côté colombien, Cardenas continue de porter le flambeau avec une 17ème place pleine de courage. Il n'a rien pu faire contre Sella alors qu'il s'était pourtant glissé dans la bonne échappée mais semble prêt à décrocher un méritoire top 20. Laverde et Ardila ont confirmé leur limite en montagne tandis que Serpa joue les équipiers pour Simoni. Enfin Marlon Perez n'a pas grand chose à attendre de ce genre d'étape. Pour une victoire d'étape, il faudra encore attendre ... et pour l'instant ça n'en prend pas le chemin.

16ème étape:  Pellizotti dans la cours des grands grimpeurs dans un contre-la-montre extrêmement pentu, un Sella qui échoure pour quelques secondes pour un triplé ... Décidément, comme les Italiens l'avaient annoncé avant le départ, le Giro n'a rien à voir avec le TDF ... Pour le reste, les "gros poissons" se sont encore battus à coup de quelques secondes ou poignées de secondes. Ricco, Contador, Di Luca, Simoni, Bruseghin ou Pellizotti sont toujours les grands favoris mais que penser d'un Sella qui se rapproche à 4'25" aidé d'un Pozzovivo pas si mal non plus? Tout le monde de donne déjà rendez-vous dans le Gavia et le Mortirolo pour en découdre ... à moins que les coureurs de la Navigare ne décident d'une nouvelle échappée grandiose et victorieuse juste avant pour achever le travail avant le contre-la-montre final. Non, bien sûr c'est impossible ... sauf en Italie peut-être ...
Je suis quand-même curieux de voir quel lapin va sortir du chapeau parce que pour le moment ça manque encore de clarté ... même si je suis un peu aigri en disant cela, ça ressemble à un film dont on attendait beaucoup mais dont le scénario se révèle un peu plat à force d'attendre LE rebondissement qui ne vient pas. 
Loin de ces considérations, Cardenas continue son petit bout de chemin courageux avec une honorable 17ème place et une rentrée dans le top 15. Bon d'accord cela ne lui garantit pas encore un recrutement par la Navigare mais ce n'eest déjà pas si mal.
Ardila, Laverde se maintiennent péniblement dans le top 30 tandis que Serpa (38ème) se prépare à tout donner pour Simoni. 

17ème étape:  Je n'ai pas grand chose à exprimer d'autre que mon ennui devant le déroulement de ce Giro. Encore une étape de transition en attendant la grande bagarre qui ne vient pas. A force de nous répéter que la troisième semaine allait être terrible, j'avais presque fini par le croire. Certes les montagnes sont passées par là et ont éclairci un peu le paysage, certes il reste deux étapes bien difficiles mais je ne vois rien de monstrueux. Peut-être que le Gavia et le Mortirolo vont donner lieu à une passe d'arme de légende, peut-être que Di Luca va jouer son va-tout demain ... Il serait temps que cela s'anime. A continuer comme cela, je vous le dit, Sella peut (va ...) se retrouver en rose samedi soir ...
Non, vraiment, pour que disparaisse un peu cet arrière-goût de déception, il faudrait que l'un de nos Colombiens ait la bonne idée de viser une victoire d'étape ou une place dans les 10. Marlon Perez a désormais presque fini son Giro (l'étape d'aujourd'hui pourrait toutefois lui convenir), Ardila va travailler pour Menchov, Laverde pour Sella (je compte beaucoup sur Luis Felipe aujourd'hui ...), Serpa pour Simoni. Seul Cardenas peut la jouer perso ... pourvu qu'il ait les jambes ...

18ème étape: Une bonne étape pour la Colombie avec Ardila et Cardenas dans le bon coup. Il n'y avait pas grand chose à faire contre Voigt surtout dans un groupe qui s'entendait si mal. Ardila était un peu court et Cardenas a sacrifié ses chances à l'étape pour ne pas gâcher une nette  remontée au  classement général. Le voilà 11ème à un peu moins de 6'. C'est tout de même décevant de voir des coureurs se diviser autant pour se lancer à contre-temps à la poursuite d'un mec comme Voigt! Enfin bref, le meilleur a gagné. Maintenant placeà 2 étapes de montagne décisives ... espérons enfin un peu d'action...

19ème étape:  Un vrai guerrier ce "chat"! Cardenas ne rentre pas dans le top 10 mais je ne pensais pas qu'il pourrait tenir aussi longtemps dans le roue des meilleurs. Et dire qu'il n'était semble-t-il pas satisfait en franchissant la ligne d'arrivée ... 15ème à 9'24'' de Kiryienka il est 11ème du "groupe des costauds" à un peu moins de 5' de Di Luca. Ce n'est déjà pas si mal pour un coureur qui devait au départ servir de lieutenant à Mauricio Soler. L'étape de demain décidera en grande partie s'il peut réaliser un top 10 totalement inespéré il y a encore quelques jours. Felix devra s'accrocher et dans cette course dans la course ses plus dangereux adversaires seront Simoni (très en difficulté aujourd'hui et qui a abandonné toute chance de podium en perdant près de 3' sur notre guerrier colombien), Nibali (un moment échappé avec Di Luca mais qui a finalement craqué pour finir 30'' devant Cardenas) et Klöden (qui va certainement tout donner pour Contador demain). Cardenas va donc espérer que le premier nommé continue sur la pente descendante et que les deux autres seront moins forts que lui .. Facile à dire car Felix a beaucoup donné dans les deux derniers jours mais en prévision du CLM final, il faudrait une marge de 2-3' sur Nibali et de plus de 4-5' sur Klöden. Pas impossible mais à une condition selon moi : celle d'attaquer tôt car dans le Mortirolo, les favoris vont tout donner. Malheur à celui qui se retrouvera isolé au sommet car il ne pourra pas espérer grand chose dans la montée usante de l'Aprica. Dans cette perspective, mieux vaut donc prendre un peu le large avant ... La très longue descente entre le sommet du Gavia et le pied du Mortirolo ne laisse guère imaginer une grande bagarre sur les pentes de la Cima Coppi. Les favoris vont peut-être se tester mais je n'imagine pas en me référant aux étapes précédentes une course folle dès le pied du Gavia. Donc si le "chat" a encore un peu de moëlle ... Seule ombre au tableau dans ce scénario, il est probable que les Navigare auront la même idée. Sella a vu aujourd'hui ses imites face à Di Luca et surtout Ricco. S'il veut atteindre le podium toujours possible pour lui et décrocher une troisième étape, il n'y a pas dix-mille solutions ... 
Bon cessons de tracer des plans sur la comète. Espérons simplement que Cradenas se sente bien et qu'il fasse du mieux possible. Le top 15 semble désormais presque acquis (environ 8, 10 et 12' d'avance sur Larsson, Baliani (attention à celui-là) et Savoldelli respectivement 14, 15 et 16èmes).
Cardenas attendra au minimum le top 20 que peut aussi espérer Ardila actuellement 20ème à 35' (26' derrière Cardenas). Ce sera dur pour lui car il a fini 31ème aujourd'hui à près de 23' mais avec le niveau de fatigue du peloton, tout se jouera au courage. Serpa (qui a encore travaillé aujourd'hui pour sauver en vain son leader Simoni) a bien tenu (19ème à 12') mais il ne peut espérer mieux qu'un top 30 (30ème actuellement) tout comme Laverde (à plus de 28' aujourd'hui) 31ème actuellement.
Pourvu que nos Colombiens soient prêts à serrer les dents demain car même si le déroulement du Giro est décevant, tout le monde est proche de la rupture. Demain sera le jour des braves!

21ème étape:  Peut-on vraiment être déçu par l'échec de Cardenas dans sa quête du top 10. Le guerrier a donné tout ce qu'il avait dans le Gavia. C'est évidemment ce qu'il fallait tenter mais Felix n'avait pas les jambes de Colom ou Baliani. En chasse patate dans la descente avec des coureurs qui n'ont pas su ou tout simplement pu s'organiser pour rattrapper le trio de tête il ne pouvait guère espérer accrocher les roues des meilleurs après deux jours d'intenses efforts. De toute façon, il n'y avait rien à faire contre un Simoni qui a retrouvé ses jambes. Alors, peu importe si demain Cardenas se bat pour conserver sa 15ème place ou s'il est finalement battu par Savoldelli. Merci "el Gato" pour avoir su animer la fin du Giro pour tous les supporters du cyclisme colombien!
Ardila et Laverde ont réalisé une belle étape (Ardila a même longtemps accroché les bonnes roues dans les premiers kilomètres du Mortirolo) tandis que Serpa a poursuivi son travail d'équipier pour son vieux leader. Alors, même si ce Giro a été - il ne faut pas se la cacher - bien décevant pour les Colombiens, réjouissons-nous de voir 4 coléoptères dans le top 30. A quelles places? Réponse demain soir après un contre-la-montre de près de 30 bornes.

22ème étape:  Il n'y a pas grand chose à dire sur ce contre-la-montre final. Cardenas a perdu sa place dans le top 15 pour quelques secondes mais dans lorsque l'on sait qu'il a couru en pensant à son frère aîné mort percuté par un chauffard, on se dit que cela n'a vraiment mais alors vraiment aucune importance. J'hésite même à revenir sur le fait que 3 autres Colombiens figurent dans le top 30. Allez, rideau!
Par Stéphane
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Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /Mai /2008 18:45
Le Tour de Colombie a commencé. Je n'ai pas eu l'habitude de commenter les courses colombiennes depuis le début de l'année mais là c'est un peu différent. Je ne ferai pas forcément un résumé ou une analyse exhaustive de chaque étape mais je donnerai juste ma vision des choses. Si vous en avez une autre, n'hésitez pas à commenter mes "états d'âme".

Prologue:  On pouvait s'y attendre, Santiago Botero a surclassé tout le monde sur un terrain à sa convenance et avec une opposition des plus limitée sur ce type de parcours. Ca me gonfle profondément de voir le tir groupé de Rock Racing (Colombiens ou pas) mais je ne pense toujours pas que cela signifie une domination à long terme de la formation américaine. L'état de forme de Botero est toujours incertain sur les parcours exigeants et pour moi Sevilla est le plus dangereux. Pour le reste, nous reparlerons des vrais écarts dans quelques jours après des étapes qui proposent des vraies difficultés.

1ère étape:  La première étape n'a pas provoqué de bouleversement notable au classement général si ce n'est la confirmation des limites physiques de deux grands favoris: Santiago Botero et Manuel Medina (le Vénézuélien) qui perdent 30'' et 2'. Pour le reste, les favoris finissent ensemble même si quelques outsiders se sont fait piéger das le final (mal placés dans la dernière côte ou réellle limite physique?) comme Hernan Dario Munoz, Juan Carlos Lopez ou Darwin Atapuma (encore un peu tendre mais qui est comme vous l'aurez peut-être compris l'un de mes "protégés"). Les enseignements sur l'état précis des forces en présence interviendra d'ici deux ou trois étapes.

2ème étape
: Exit deux des grands favoris: le vainqueur sortant Santiago Botero déjà en difficulté hier a mis mied à terre. Mauvaise préparation, fatigue mentale après les tracas concernant les JO? Le Vénézuélien Medina ne posera pas non plus de problèmes aux locaux. Il semble toujours moins motivé par les courses qui ne se disputent pas au pays ... Pour le reste, pas d'événement marquant si ce n'est la longue échappée de Fabio Montenegro (alors là, vous ne pourrez pas dire que je ne l'avais pas prévue celle là ...) et John Freddy Garcia qui évite un doublé étranger devant Sevilla. Carlos Ospina conserve le maillot mais malgré ses bons résultats récents en Espagne, je ne pense pas qu'il soit à la hauteur dans les grosses étapes de montagnes. Un top 20 mais guère mieux. Derrière lui, les grands favoris (Parra, Buenahora, Ramirez etc.) continuent leur round d'observation et commencent à se méfier sérieusement d'Oscar Sevilla qui se permet même de faire les sprints ... Vivement un grand col pour savoir ce qu'il vaut vraiment! En tout cas, il ne pourra pas vraiment compter sur son équipe Rock Racing qui a montré ses limites. Seul Pena pourrait à la rigueur l'aider lorsque le tarrain ne sera pas trop escarpé. 
Pour éviter un isolement total face aux Colombiens, Sevilla pourrait pourquoi pas trouver des alliés de circonstances chez les Vénézuéliens de l'Alcadia de Cabimas (et ceux éventuellement de la Loteria de Tachira) qui ont certes perdu leur leader Medina mais qui conservent deux belles cartes avec Yeisson Delgado (7ème l'an dernier il me semble) et Noël Vasquez (5ème il y a quelques années et qui a par la suite purgé une suspension de deux ans pour dopage). 
Peut-être que Sevilla n'aura même pas à se trouver des alliés puisque suite à un problème avec les instances politiques de Boyaca (pour faire simple: la FCC a décidé de faire arriver la 3ème étape à Arcabuco et non à Tunja où une loi récente interdit la publicité pour l'alcool ... alors que la FCC a un contrat avec une société qui vend des produits alcoolisés ...), les autorités de cette province menacent de retirer leurs trois équipes engagées: Loteria de Boyaca (Buenahora, Castelblanco), EBSA-COordinadora (Nino) et Boyaca es Para Vivirla ... Sevilla n'en demande pas tant.

A ce sujet, les luttes internes entre provinces colombiennes, instances nationales, sociétés privées etc. deviennent pénibles. L'an dernier, ce sont les équipes d'Antioquia qui ont menacé de ne pas prendre le départ du Tour de Colombie car le parcours ne prévoyait pas un passage marquant dans leur province ... Il avait fallu que la FCC modifie le parcours ...

Pour en revenir à la course, ce changement d'arrivée (sous réserve d'arrangement ou même d'annulation ...) impliquerait un racourcissement d'environ 40 km, la course se terminant peu après (14 km) l'Alto de Cumbre (2ème cat.). L'Alto de Sote serait donc rayé du programme. Cela ne changerait pas grand chose puisque l'Alto de Cumbre est suffisamment long (14 km) et difficile (4.1%) pour permettre à la course de s'agiter. Premier vrai test en perspective pour les leaders?  

3ème étape:  Comme souvent en Colombie, beaucoup de bruit pour rien au sujet de la polémique entre les organisateurs et les instances politiques de Boyaca. La course s'est finalement terminée à Tunja comme cela était prévu à l'origine. L'étape revient à Santiago Ojeda (28 ans) qui aurait même pu prendre la tête du général. Ce garçon là ne cesse de me surprendre depuis 2-3 ans: pas de réelles références dans les catégories "jeunes" mais des aptitudes surprenantes montrées ponctuellement comme cette année sur le long contre-la-montre initial en côte de la Clasica de Fusagasuga où il avait réussi un sacré numéro relégant assez loin des spécialistes tels que Victor Nino ou Casas. Aurait-il pu se révéler un plus tôt sans ce  rôle de coéquipier qu'il continue de jouer ou n'est-il capable que de quelques feux de paille?
Presque comme prévu, les deux cols étaient trop "roulants" pour permettre une vraie explication à nouveau reportée. Sevilla dispute toujours les sprints pour les places d'honneur ... sera-t-il toujours aussi fringant dnas 4 ou 5 jours?

4ème étape: 
Du bouleversement au classement général avec la prise de pouvoir par Wilson Cepeda. Les coureurs de Boyaca ont bien profité du passage sur leurs terres pour s'adjuger deux victoires d'étapes (Ojeda hier et Jefferson Vargas aujourd'hui) et prendre le maillot de leader. Quelque chose me dit que ElColombiano.com (média d'Antioquia) ne va pas forcément développer cette information ...
Cette étape n'a rien révolutionné car les grands favoris se sont à nouveau jaugés à l'arrière. Toutefois, les 2' au général prises par Baez et Casas en particulier (voire par Edwin Parra et Alejandro Ramirez), partis en contre, sont intéressantes. Ces quatre coureurs ont déjà prouvé qu'ils pouvaient accrocher un top 10 sur le Tour de Colombie ou le RCN par le passé. Certes 2' ce n'est pas grand chose quand on sait que les principales difficultés sont à venir mais si on a un peu laissé faire des coureurs pourtant dangereux, cela pourrait donner des envies à d'autres et débrider un peu la course. A force de s'épier, attention de pas voir une échappée avec un gros outsider prendre réellement le large ...
A noter que les 7 meilleurs Colombiens classés pour l'instant sont nés entre 1980 et 1984. Les papys tolèreront-ils longtemps ce petit vent de fraîcheur? 

5ème étape Encore une étape "pour rien" avec des favoris groupés et une première grande victoire pour un coureur de 27 ans (Edgar Fonseca)? Oui, au niveau du classement général rien n'a changé mais on commence à sentir la fatigue dans le peloton: quelques chutes (Rincon, Sierra), quelques difficultés à suivre (Munoz dans l'Alto del Trigo) ... conséquences des écarts de températures entre les hautes terres de Boyaca et la chaleur étouffante retrouvée aujourd'hui? Rien de bien grave mais il suffit maintenant de peu de choses pour faire exploser la course. Et ça tombe bien, demain ça sent la poudre ... L'Alto Bonito va paraître dur à certains et va certainement éclaircir le paysage et jeter quelques bases du classement général final. On va enfin savoir si les sprints que s'évertue encore à faire Sevilla à l'arrivée sont le signe d'un état de forme exceptionnel ... Demain, la moyenne d'âge des 10 premiers du classements général risque de s'élever légèrement! 
Pour ma part, je serai attentif à la performance de Darwin Atapuma, très discret depuis le début. Un gamin qui damerait le pion aux vieux, ça aurait de la gueule ...

6ème étape:  Sans avoir encore de réelles certitudes, on y voit déjà un peu plus clair. Ils ne sont plus très nombreux ceux qui apparaissent comme les grands postulants à la première place. Hier, l'étape semble avoir éliminé ou du moins a montré les limites actuelles de coureurs comme Castelblanco, Rincon, Casas (encore bien placé mais un peu  la traîne hier) et aussi Cepeda qui conserve encore la tête du classement général pour quelques secondes. 
Les favoris sont donc maintenant: Sevilla (nullement intimidé et qui a su réponde aux attaques dans le dernier col et même tester ses adversaires), Ivan Parra, Hernan Buenahora, Giovanny Baez, Mauricio Ortega, Juan Diego Ramirez (qui a fait la bonne opération en prenant 1' grâce à sa présence dans l'échappée décisive) mais aussi un nouveau nomqu'il faudra avoir à l'oeil: Rafael Montiel. Le coureurs de 27 ans, victorieux de l'étape, confirme tout le bien que pense de lui son chef de fil chez Colombia es Pasion, Ivan Parra. Ce dernier avait été impressionné lors des premiers stages d'entraînement par le "moteur" de son coéquipier qu'il voyait bien être capable de décrocher un "top 5" sur le Tour de Colombie. Ses prédictions seraient-elles sur le point de se réaliser? 
Pour conclure, je dois avouer que je suis un peu déçu. Comme vous l'avez remarqué dans mon post précédent, je porte une attention toute particulière au jeune Darwin Atapuma (20 ans) dont j'attendais de savoir enfin l'état de forme réel. Il figurait dans l'échappée en compagnie de Montiel et Ramirez en particulier mais il n'a semble-t-il pas pu suivre le rythme de ses aînés et a été repris par le peloton des costauds avant la fin. Espérons que ce ne soit que partie remise car il a un sérieux adversaire chez les U23 en la personne de Jonathan Camargo, le Vénézuélien, qui a le même âge que lui. Et puisqu'on parle des Vénézuéliens, gardons un oeil sur Vasquez et Delgado qui sont toujours présents dans la lutte qui oppose Sevilla et les Colombiens. 

7ème étape:  Pas grand chose à dire sur cette étape. Victor Hugo Pena remporte une étape de transition et gagne enfin "à casa" depuis 1998. Pour le général rien n'a changé mais aujourd'hui ce sera certainement différent. Les favoris ne pourront pas tricher sur les 31 km du contre-la-montre qui se finit par une bonne montée de près de 15 km et nous aurons un réel état des forces en présence. VERDICT DANS QUELQUES HEURES ...

8ème étape:  Le moins que l'on puisse dire c'est qu'on a une idée de la forme de Buenahora ... S'il ne prend pas le maillot de leader qui passe sur les épaules de Baez, l'un des rares à avoir tenu la dragée haute au dynamique quadragénaire, il a certainement pris une option sur le classement général final. Il va en effet falloir se le farcir dans la terrible montée vers La Linea cette semaine ... Ce contre-la-montre nous a aussi renseigné sur les forces et faiblesses de chacun. Du côté des battus du jour (enfin, plus que les autres ...), on citera surtout Oscar Seville et Ivan Parra qui se sont tous les deux pris environ 4'. S'ils ont été incapables de trouver le rythme ici, ils auront du mal à battre Buenahora mais aussi Nino et Baez à la régulière dans les jours qui viennent. Ils sont condamnés maintenant à attaquer et à jouer la tactique d'équipe. Juan Diego Ramirez a un peu mieux tenu le coup mais il est quand-même bien sonné et perd le maigre avantage qu'il avait pris dans une échappée ces derniers jours. Le Vénézuélien Noël Vasquez confirme qu'il peut prétendre légitimement à un top 5. Mais finalement, il faut surtout regarder du côté de 3 coureurs pour savoir qui apparaît comme les plus sérieux adversaires de Buenahora dans les jours qui viennent: Baez, Nino et Ortega, les seuls à stopper l'hémorragie à la minute ou moins. Certes les étapes en ligne livrent parfois des verdicts différents des contre-la-montre quand bien-même en côte (un coureur comme Diego Calderon affectionne cet exercice alors qu'il s'est montré moins à l'aise les jours précédents) mais pour certains, il ne faut pas croire au miracle...
A noter aussi que Montiel reste dans le top 5 et pourrait profiter des jours qui précèdent la Linea pour forcer un peu les destin. Les jeunes aussi devront se faire violence pour exister un peu car il leur a manqué de la moëlle pour accrocher leurs aînés. Seul Darwin Atapuma sauve les apparences avec une timide 27ème place à 5'26''. Lui que je considère comme un grand espoir du cyclisme colombien au même titre que Uran, Henao et Duarte doit encore s'endurcir s'il veut se faire repérer par des équipes européennes.Mais bon pour l'instant, place à la journée de repos dont certains ont bien besoin pour digérer les secondes que le vieil Hernan leur a fait avaler.
 
Journée de repos:  Place aujourd'hui à une étape difficile après une journée de repos bien méritée. C'est une occasion rêvée pour les battus du CLM de tenter l'une de leurs derrnières chances avant l'étape de la Linea qui ne consacrera que les plus forts. A n'en pas douter, nous aurons des coureurs comme Montenegro (pour le maillot des grimpeurs) mais aussi Graciano Fonseca et je l'espère Darwin Atapuma à l'attaque dès le départ avec un col de 2ème catégorie. La montée finale vers Manizales pourrait bien à nouveau voir une nouvelle passe d'armes entre les meilleurs et malheur aux plus faibles. La bagarre entre la Loteria de Boyaca et Une s'annonce rude avec l'arbitrage des GW-EPM, EBSA-Coordinadora et Colombia es Pasion. Aujourd'hui place aux tactiques d'équipes?

9ème étape:  A ceux qui me diront que j'avais tort en pronostiquant une échappée précoce de Montenegro ou Fonseca je répondrai que le parcours ayant été modifié, l'Alto de Minas qui devait servir à dynamiter la course dès les premiers hectomètres a été annulé. Pour le reste, comme prévu, les favoris se sont testés sur la dernière montée vers Manizales. Finalement rien de bien concret n'a résulté de cette empoignade si ce n'est la victoire d'Oscar Sevilla qui décroche un bouquet à défaut de pouvoir prétendre à un rôle de grand favori qui lui a échappé depuis le contre-la-montre de Santa Elena. Les Colombiens vont par contre devoir se méfier du Vénézuélien Noël Vasquez qui leur tient la dragée haute et qui est un candidat pour l'instant indiscutable au top 5.

10ème étape:
  L'Alto de Letras n'a pas fait de décision mais il a bien confirmé que le vainqueur du Tour était à chercher dans une petite poignée d'hommes qui comprend Buenahora, Baez, Ortega, Vasquez, Nino. Placé trop loin de l'arrivée, personne ne pouvait se permetre de tenter sa chance seul ... sauf Diego Calderon, jeune coureur de 25 ans qui a fait un beau numéro pour prendre un peu plus d'une minute au groupe de chasse et qui se glisse à la quatrième place du classement général. Il confirme ainsi son excellent contre-la-montre de dimanche. Un nouveau prétendant? Il ne sera pas bien long pour que l'on ait la réponse. Aujourd'hui c'est "place aux braves" dans la terrible étape qui mène au sommet de l'Alto de la Linea et ... malheur aux faibles. J'aimerais bien par exemple qu'Atapuma se révèle enfin sur ce genre d'étape. Cela aurait vraiment de la gueule. Enfin, ne rêvons pas ... trop. Ce soir le classement général aura un petit quelque chose de définitif. Grimpeurs à vos marques ...

11ème étape:  Voilà, la messe est presque dite. Buenahora a joué probablement sa dernière carte sur les pente de la Linea. Il a bien attaqué à plusieurs reprises dans les 10 derniers km mais n'a pas pu mettre à mal le contrôle exercé par Giovanny Baez et son équipe UNE. Mauricio Ortega a parfaitement rempli son rôle d'équipier en accompagnant son leader jusqu'au bout et en sacrifiant probablement quelques chances de victoire d'étape. Les quelques secondes prises par Buenahora à l'arrivée ne changent pas grand chose à la donne. Baez conserve 2' d'avance au général sur le quadragénaire volant. La principale information du jour est le coup de moins bien de Noël Vasquez qui régresse au classement général.
Au rayon des bonnes nouvelles, soulignons la très bonne 12ème place à un peu plus de 2' de Darwin Atapuma qui finit dans la roue d'Oscar Sevilla. Pas si mal pour un gamin qui a fêté son 20ème anniversaire en janvier dernier. A noter aussi le retour au premier plan du prometteur Alejandro Ramirez (vainqueur du Tour de Colombie U23 en 2002) qui fait mieux que son tonton Juan Diego.
En fait, je reste un peu sur ma faim avec cette étape de la Linea qui fait d'haitude davantage de dégats. Voir autant de coureurs qui finissent à moins de 3' du vainqueur est assez inabituel. Il est vrai que l'époque est peut-être finie des vieux dynamiteurs de pelotons Une nouvelle génération semble sur le point de les remplacer malgré la belle résistance de Buenahora. C'est toutefois dommage de constaer que la "nouvelle vague" soit composée de coureurs de 25-28 ans ce qui est un peu trop "vieux" pour espérer avoir une (nouvelle pour certains) chance européenne.
Au moment où j'écris ces lignes je connais déjà le résultat de la prochaine étape. Mais j'aurais eu raison en disant qu'elle avait peu de chances de mettre à mal la défense de l'équipe UNE

12ème et 13ème étape:  Puisque le déroulement de ces étapes a été similaires, je me suis dit que l'on pouvait résumer un peu. Donc deux jours de course qui sentent "l'écurie" pour les coureurs. Quelques courageux pas très bien placés voire très mal classés qui se mettent à l'honneur pour profiter du repos des braves chez les favoris sur des étapes qui ne se prêtent guère aux grandes attaques. Baez ne devrait pas non plus trembler demain sur le circuit final de Cali mais il devra tout de même se souvenir que c'est dans les mêmes circonstances qu'il n'y a pas si longtemps son dauphin actuel (Buenahora) s'était fait "voler" la victoire par le désormais banni Libardo Nino à la suite d'une crevaison. Pourtant avec une équipe UNE qui semble très solide Baez peut légitimement rêver inscrire son nom au palmarès de la plus importante course colombienne. Allez plus que 96km ...

14ème étape:  Comme prévu Giovanny Baez s'adjuge ce Tour de Colombie. Après le Clasico RCN 2007, c'est la deuxième grande épreuve colombienne de suite qui échappe à un "vieux". Le vent est en train de tourner un peu ... Buenahora et Ortega compètent le podium autant dire que la logique des forces en présence est à peu près respectée. Buenahora pourra toutefois regretter de ne pas avoir fait rouler son équipe derrière l'échappée de la 4ème étape dans laquelle s'était glissé Baez. Pour le reste, si le temps me le permet, je préfère vous expliquer mes impressions dans un article un peu plus long. Pour l'instant, je calcule les points pour le classement du Challenge national dont Giovanny Baez devrait être le lauréat de la période 2. Il devrait aussi prendre la tête du classement général "à l'année" de ce Challenge car il figurait à la deuxième place du classement de la période 1.   



Par Stéphane
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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /Mai /2008 22:06

A la veille du Tour de Colombie et du Tour d'Italie, voilà la situation actuelle (au moins pour le podium) des différents challenges.
Espérons que les choses bougent de façon très sensible dans les semaines qui viennent pour le classement intrenational ... Wait and see ...

CHALLENGE INTERNATIONAL:

1- M. ARDILA (30 points)
2- L.F. LAVERDE (20 points)
3- L. DUQUE (13 points)
    G. LADINO (13 points)
    M. RUBIANO (13 points)

CHALLENGE INTERNATIONAL U23:

1- M. RUBIANO (13 points)
2- D. ATAPUMA (6 points)
3- R. URAN (4 points)

CHALLENGE NATIONAL "ELITE":

1- I.M. CASAS (128 points)
2- J.D. RAMIREZ (120 points)
3- I. PARRA (81 points)

CHALLENGE NATIONAL "U23":

1- S.L. HENAO (205 points)
2- F. DUARTE (165 points)
3- A. MONTOYA (125 points)
     C. SARMIENTO (125 points)

CHALLENGE NATIONAL "PAR EQUIPES":

1- LOTERIA DE BOYACA (82 points)
2- COLMOBIA ES PASION-COLDEPORTES (62 points)
3- GW-EPM (39 points)


Par Stéphane
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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /Mai /2008 10:02

 

Etape 11


(jeudi 22 mai)


176.8 km

 

Départ-arrivée

 

 

MARIQUITA (460 m) – LA LINEA (3195 m)

Dénivelé positif

3135 mètres

 

Cols et côtes

Alto Recio
3ème catégorie
 (550 m)
km 53 

2.8 km à 6.1% 

 

Alto de Boqueron
3ème catégorie
(1355 m)
km 125 

3.9 km à 7.4% 
3 km plats 
2.7 km à 5.6%

 

Alto de Perico
3ème catégorie
(1460 m)
km 135 

6.6 km à 3.7%

 

Alto del Tigre
 3ème catégorie
(1660 m)
 km 149 

 Informations insuffisantes pour se donner une idée de la difficulté de cette ascension

 

Alto de la Linea
 Hors Catégorie
(3195 m)
arrivée 

3.2 km à 2.7% 
11.6 km à 4.5% 
12.6 km à 7.4%

Descriptif

A n’en pas douter, il s’agit de l’étape reine de ce Tour de Colombie. Pour une fois, le mythique Alto de la Linea n’est pas placé comme un épouvantail en milieu d’étape comme cela a été le cas la veille pour son homologue du Letras. Les 110 premiers kilomètres ne présentent pas de difficulté réelle mais ensuite cela se corse avec près de 40 km d’ascension plus ou moins pentue dans les 60 derniers kilomètres. Les trois côtes de 3ème catégorie vont permettre une progressive montée en puissance et après … ce sera chacun pour soi en particulier dans les 12 derniers kilomètres les plus difficiles. Celui qui revêtira le maillot de leader au sommet aura presque course gagnée et le classement général aura sa forme quasi-définitive.

 

Etape 12


(vendredi 23 mai)


158.2 km

 

Départ-arrivée

 

 

QUIMBAYA (1200 m) – PEREIRA (2080 m)

Dénivelé positif

1555 mètres

 

Cols et côtes

Pueblo Tapao Cai
3ème catégorie
 (1215 m)
km 32 

1.4 km à 8.2%

 

Alto del Roble
2ème catégorie
 (2185 m)
km 134 

3.7 km à 6.1% 
3.6 km de faux plat 
1 km à 6.5% 
3 km de faux plat 
5 km plats 
1.3 km à 6.5% 
13.7 km à 3.3% (avec les deux derniers km un peu plus prononcés)

Descriptif

Les deux derniers grands prix de la montagne du Tour de Colombie 2008 sont au programme de cette étape qui ne devrait pas se révéler aussi décisive que les trois précédentes. Les 100 premiers kilomètres ne présentent pas de réelle difficulté tandis que l’Alto de Roble est long mais plutôt roulant à part quelques courts paliers un peu plus raides. Les purs grimpeurs devront se méfier des coureurs plus puissants qui peuvent tenter de les mettre à mal à l’usure mais les 24 km jusqu’à l’arrivée dont 20 km de plat n’ont guère de chance de favoriser les desseins d’un homme seul. Sauf surprise ou aléas de course, il est donc difficile de croire que cette étape puisse modifier en profondeur le classement général.

 

Etape 13


(samedi 24 mai)


190.4 km

 

 

Départ-arrivée

 

 

CARTAGO (901 m) – CALI (958 m)

Dénivelé positif

97 mètres

 

 

 

Descriptif

La deuxième étape par la longueur ne présente aucune difficulté et laissera enfin l’occasion aux meilleurs rouleurs et sprinters survivants de s’illustrer.

 

Etape 14


(dimanche 25 mai)


96 km

 

Départ-arrivée

CIRCUIT A CALI (950 m)

 

 

 

Descriptif

12 tours de circuit de 8 km seront à couvrir pour cette dernière étape. D’après les données fournies, le circuit semble dénué de difficulté. Une dernière étape pour un sprinter sur un Tour qui consacrera à coup sûr un très bon voire un grand grimpeur ?



LES FAVORIS:

Vous trouverez ici la liste des partants (susceptible de modifications): link

Quelques noms de favoris émergent de cette liste:

Santiago Botero – Rock Racing (36 ans) :
Le vainqueur sortant part à nouveau pour beaucoup avec l’étiquette de favori. Cependant, Santiago Botero ne semble pas dans les mêmes dispositions de l’an dernier où il avait vraiment archi-dominé l’opposition. Contrarié depuis le début de saison par l’interdiction faite à son équipe de participer au Tour de Californie puis par son éventuelle exclusion des JO de Pékin, il n’a véritablement montré un bon état de forme qu’à la Redlands Bicycle Clasics où il a remporté une étape et le classement général. Au Tour de Géorgie il a montré certaines limites en se faisant lâcher par ses coéquipiers dans le contre-la-montre par équipe puis en se montrant incapable de remettre les points sur les « i » dans l’étape reine alors qu’il s’était glissé dans une échappée. Sa grande expérience lui a peut-être permis de se « reconstruire » en 15 jours et il peut compter sur la présence d’Oscar Sevilla dans son équipe pour jouer tactique. Il reste cependant un gros point d’interrogation d’autant plus que toute américaine et « fun » qu’elle soit son équipe n’est certainement pas aussi forte que l’équipe UNE (dont il était le leader l’an dernier) sur ce genre de terrain.

 

Ivan Parra – Colombia es Pasion-Coldeportes (33 ans) :
Revenu au pays après une carrière de 9 ans en Europe, Ivan Parra est peut-être le favori n°1 cette année. Très discret depuis le début de la saison (comme d’habitude lorsqu’il prépare un grand Tour), il a pointé le bout de son nez sur le dernier Tour de Tolima dont il a pris la première place à quelques secondes de Juan Diego Ramirez. Il a une grande expérience des grands Tours et il est souvent en forme à cette époque de l’année (victoires d’étapes au Giro en 2005 et 13ème au général l’an dernier). Il dispose d’une bonne équipe pour le soutenir même si l’absence des « gamins »  - Sergio Luis Henao (vainqueur du dernier « Tour de l’Avenir » colombien et qui va courir 3 courses en France durant ce mois de mai) et Fabio Duarte (blessé et contrarié par les vérifications liées à un contrôle positif à la testostérone en juillet dernier) - la rend un peu moins impressionnante. Ivan Parra n’a qu’une seule expérience sur le Tour de Colombie ; c’était en 1998 et il avait pris la deuxième finale.

 

Juan Diego Ramirez – GW-EPM (37 ans) :
Deux fois deuxième de l’épreuve, Juan Diego Ramirez semble être en mesure de décrocher le gros bouquet cette année. Vainqueur du dernier Tour de Tolima, il est en bonne forme et a une très grande expérience. Petit point négatif cependant, il ne dispose pas d’une équipe aussi performante que certains de ses adversaires même s’il peut compter sur quelques soutiens de choix comme Francisco Colorado, son neveu Alejandro Ramirez ou le très prometteur Arley Montoya. Une victoire viendrait couronner une carrière qui s’annonçait encore plus prometteuse lorsqu’il montrait sa capacité à suivre Indurain, Virenque et Mejia sur les pentes du Mont Ventoux lors du Dauphiné Libéré 1995 à 24 ans seulement.

 

Mauricio Ortega - UNE (28 ans) :
Après une tentative de carrière infructueuse en Europe, Mauricio Ortega est revenu au pays et apparaît comme l’une des valeurs les plus sûres du peloton colombien depuis deux ans. Longtemps deuxième derrière Botero l’an dernier, il avait craqué sur la fin. Il revient cette année dans une équipe plus forte puisqu’il s’agit de l’ancienne équipe du vainqueur sortant. Il partagera les responsabilités avec Giovanny Baez au sein de cette formation. Il n’a pas encore donné sa pleine mesure cette année mais a régulièrement montré qu’il montait en puissance en remportant par exemple une étape lors de la Clasica de Fusagasuga.

 

Herna Buenahora – Loteria de Boyaca (41 ans) :
L’expérimenté Buenahora repart à la conquête du Tour de Colombie qu’il a déjà remporté. Dominé par Botero l’an dernier, il peut encore compter sur le soutien d’une équipe de vétérans certes mais toujours aussi redoutable avec Jose Castelblanco, Israël Ochoa ou Graciano Fonseca par exemple. Quasi transparent depuis le début de la saison il sera à n’en pas douter prêt à en découdre … une dernière fois ?

 

Giovanny Baez – UNE (28 ans) :
Co-leader de l’équipe UNE avec Mauricio Ortega, Giovanny Baez a eu un peu la même trajectoire que son coéquipier avec une tentative européenne mitigé. Il figure depuis deux saisons parmi les meilleurs éléments du peloton colombien et il ne lui manque pas grand chose pour décrocher un titre majeur dans son pays. Dès cette année ? Après un bon début de saison (victoire finale sur le Tour de Valle), il a un peu déçu sur le dernier Tour de Tolima. Avertissement sans frais ou réel signe de ses lacunes actuelles ? Réponse bientôt.

 

Oscar Sevilla – Rock Racing (32 ans) :
L’Espagnol a déclaré qu’il ne venait pas sur le Tour de Colombie pour « faire du tourisme » et étant donné les incertitudes sur l’état de forme de Santiago Botero il est peut-être la meilleure carte de son équipe. En forme comme l’a prouvé le dernier Tour de Géorgie, il s’est entraîné depuis en Colombie pour s’habituer un peu tout comme son coéquipier Tyler Hamilton. Son principal handicap est peut-être le fait qu’il ne soit pas colombien … les « coléoptères » laisseront-ils le Tour de Colombie échapper à l’un des leurs ? A moins bien sûr qu’il ne montre des limites lorsque les cols monteront haut, très haut !

 

Manuel Medina - Gobernacio de Zulia-Alcadia de Cabimas (33 ans) :
 Le Vénézuélien est peut-être la meilleure chance cette année pour dominer les Colombiens à domicile. Leader transitoire l’an dernier, il avait confirmé son potentiel de grimpeur en dominant les Colombiens sur leur terrain de prédilection en début d’épreuve. Il avait bizarrement ensuite replié ses ailes lorsque Botero a commencé son show mais visait-il le classement général ? Facile vainqueur du dernier Tour de Tachira, il a une nouvelle chance de montrer qu’il peut aussi gagner hors des frontières vénézuéliennes. La aussi, les Colombiens l’entendront-ils de cette oreille ?

 

Parmi les outsiders possibles, on peut également citer:

Victor Nino (EBSA-Coordinadora-35 ans), petit frère de Libardo Nino, suspendu deux ans pour dopage à l’EPO. Sera-t-il capable de prendre la relève de son aîné ? Habitué à travailler dans l’ombre et pour les intérêts de ce dernier, il a pour la première fois un statut de leader dans son équipe. Saura-t-il supporter la pression ?


Daniel Rincon
(UNE-33 ans), frère du doué Oliverio, souvent placé mais rarement vainqueur.


Jairo Hernandez
(Colombia es pasion-36 ans), très bon grimpeur, il sera sans doute prêt à remplacer Ivan Parra en cas de défaillance de celui-ci


Jose Castelblanco
(Loteria de Boyaca-39 ans), vainqueur il y a deux ans dans la polémique de l’exclusion de son ami Buenahora pour taux d’hématocrite anormal, il est presque invisible depuis le début de la saison … pour mieux réapparaître dans les prochains jours ?        


Ivan Mauricio Casas
(Loteria de Boyaca-28 ans), après une petite expérience italienne et vainqueur de deux courses par étapes depuis le début de la saison, il progresse régulièrement dans la hiérarchie colombienne. De là à viser la victoire finale dès cette saison …

Javier Gonzalez (Loteria de Boyaca-29 ans), totalement invisible depuis le début de saison il est le vainqueur sortant du Clasico RCN. Ses talents de grimpeur auraient pu faire de lui le grand favori sans ces interrogations sur son état de forme.

Hernan Dario Munoz  (Orgullo Paisa-35 ans), très discret depuis le début de la saison ses qualités de grimpeur et son expérience européenne peuvent faire la différence sur les étapes clé.


Mais on peut aussi ajouter des coureurs comme Agiro Zapata, Juan Carlos Lopez, Graciano Fonseca, Uberlino Mesa, Alex Cano, Francisco Colorado qui peuvent profiter de circonstances de courses pour s'affirmer.

Enfin, n'oubliez pas de suivre la bagarre chez les quelques jeunes qui participent à ce Tour de Colombie, en particulier Janier ACEVEDO, Juan Pablo Suarez et surtout DARWIN ATAPUMA et ARLEY MONTOYA qui essayeront certainement de se hisser au niveau de leurs aînés ... les deux derniers cités ont aussi une chance de très bien figurer au classement général final.

   



Par Stéphane
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 13:47

Le Tour de Colombie commence ce samedi 10 mai à Barrancabermeja pour s'achever le dimanche 25 mai à Cali. 

La course peut être suivie sur revistamundociclistico.com (link) qui propose un "live" chaque jour (attention au décalage horaire de 7 heures par rapport à la France). Une retransmission télé est aussi prévue mais je n'ai pas encore vérifié si elle sera accessible sur internet ...A SUIVRE

LE PARCOURS 

2017.6 kilomètres permettront aux coureurs de se départager sur un parcours à priori très favorable aux grimpeurs. Le prologue et les 14 étapes présentent au total un dénivelé positif de 20 930 mètres.

Le parcours est hérissé de 33 difficultés réparties comme suit:
- 2 cols ou côtes Hors Catégorie
- 5 cols ou côtes de 1ère catégorie
- 5 cols ou côtes de 2ème catégorie
- 21 cols ou côtes de 3ème catégorie

Deux arrivées "au sommet" sont prévues lors du contre-la-montre en côte de la 8ème étape (le seul contre-la-montre prévu) et surtout lors de la 11ème étape qui s'achève au sommet de l'Alto de la Linea. Cependant, certaines arrivées sont précédées à moins de 15 kilomètres de côtes ou cols importants (étapes 6 et 9 en particulier).

Les horaires et les profils des étapes (très sommaires cependant) sont disponibles à l'adresse suivante: link

Le tableau ci-dessous contient quelques caractéristiques des différentes étapes. ATTENTION: contrairement aux courses européennes qui bénéficient de profils précis pour les principaux cols, il est très difficile de se procurer ce genre de renseignements en Colombie. Le descritif de certaines montées est donc plus qu' aléatoire voire impossible. J'espère néanmoins que cela donnera une idée de ce que les coureurs devront affronter.

 





Prologue

(samedi 10 mai)

8.4 km
 

 

Départ-arrivée

BARRANCABERMEJA (alt.: 260m)

Dénivelé positif

8 mètres

Descriptif

Un prologue roulant sous forme de boucle qui devrait couronner un vrai spécialiste (au sens colombien du terme bien entendu...). L'an dernier Santiago Botero avait marqué son territoire d'entrée sur un exercice chronométré avant d'écraser la course. Une bonne occasion donc pour les leader de se jauger; même si les poignées de secondes gagnées ou perdues ne devraient plus avoir grand sens au soir de la Linea ...











Etape 1

(dimanche 11 mai)

146.9 km 

 

 

 

 

Départ- arrivée

BARRANCABERMEJA (alt. 260m) - BUCARAMANGA (alt.: 915m)

Dénivelé positif

1250 mètres

Cols et côtes

 

 

 

Casa Virgen-Lado derecho
(450 m)
3ème catégorie
(km 88)

2.1 km à 7.9 %

 

Caseron de Piedra
(1060 m)
2ème catégorie
(km 115)

1 km à 17.5 %
9.7 km à 4 %
(le grand prix de la montagne est annoncé à 1060 mètres mais la montée se poursuit sur 2.3 km à 3.5 %)

 

Paraiso Unitransa
(865 m)
3ème catégorie
(km 142)

1 km à 18.5%

 

 

Descriptif

 Les trois difficultés sont concentrées dans les 60 derniers kilomètres ce qui devrait faire une première sélection même si les principaux favoris devraient rester ensemble jusqu'au pied de la dernière petite côte courte et sèche qui pourrait voir une belle première passe d'arme puisque l'arrivée n'est distante que de 5 km du sommet. Une arrivée pour puncheurs-grimpeurs donc. 


Etape 2


(lundi 12 mai)


136.4 km

 

 

 

 

 

 

 

Départ-arrivée

 

PIEDECUESTA (985m) – SOCCORO (1400m)   

Dénivelé positif

 

  2030 mètres

 





Cols et côtes

 

 

 

 

  Alto los Curos
3ème catégorie
(1480 m)
km 45 



4.4 km à 6.5% 
4.2 km à 5%

 

 

  Alto de Chiflas
1ère catégorie
(1825 m)
km 79 

13.7 km à 6.1%

 

 

  Alto de Aratoca
3ème catégorie
(2150 m)
 km 89 

4.6 km à 4.7%   

 

Descriptif 

 

Sur le papier, le dénivelé pourrait laisser à penser que cette étape assez courte pourrait faire plus de différences que la précédente avec les 18 km d’ascension en continue que constituent les deux dernières difficultés. Cependant, les 47 km qui restent jusqu’à l’arrivée rendent peu plausible l’idée d’une grande bataille entre les ténors(attention au piège toutefois). Une échappée d’outsider est plus probable (des coureurs comme Graciano Fonseca ou Fabio Montenegro sont généralement des protagonistes sur ce genre d’étape). Les costauds pourront jouer la victoire d’étape dans la légère montée (5.9 km à 2.8%) placée 2 km avant l’arrivée.

 

 

 

Etape 3


(mardi 13 mai)


169.5 km

 

 

 

 

 

 

 

 

Départ-arrivée

 

SOCCORO (1400 m) – TUNJA (2820 m)

 

 

 

Dénivelé positif  

 

1950 mètres

 

 

 

Cols et côtes

  Alto Pinalandia
3ème catégorie
(1765 m)
 km 14 

13.8 km à 2.7% 

 

 

  Alto la Cumbre
 2ème catégorie
 (2390 m)
 km 119 

14.1 km à 4.1%

 

 

 

  Alto del Sote
1ère catégorie
 (3190 m)
 km 155 

34 km à 1.8% 
1.4 km à 13.6%

 

 

  Descriptif

 

La course prend de l’altitude en dépassant pour la première fois les 3000 mètres. Une échappée pourrait voir le jour avec la première ascension douce mais longue placée d’entrée. Il faudra de la résistance pour supporter ensuite un parcours usant et une température bien plus fraîche sur les hautes terres de Boyaca. Les deux derniers cols proposent une montée peu prononcée mais très longue (environ 50 km) et les dernières rampes de l’Alto del Sote devraient se révéler décisives avec une arrivée distante de moins de 15 km.

 

 

 

Etape 4


(mercredi 14 mai)


192 km

 

 

 

 

 

 

 

 

Départ-arrivée

 

TUNJA (2820 m) – LA VEGA (1230 m)

  

 

Dénivelé positif  

 

815 mètres

 

 

Cols et côtes

 

  Alto del Moral
3ème catégorie
(2960m)
 km 9

8.6 km à 2.7% 

 

 

   Alto Ventaquemada
3ème catégorie
 (2945m)
km 38 

4.6 km à 4.9% 

 

 

  Alto del Sisga
3ème catégorie
(2895 m)
km 80 

12.7 à 1.5% 

 

 

  Alto del Vino
3ème catégorie
(2780 m)
km 161 

4 km à 3.8% 

 

Descriptif 

 

Une première difficulté placée à nouveau d’entrée semble favoriser le développement d’une échappée précoce dans l’étape la plus longue de ce Tour de Colombie. La course suit ensuite les routes vallonnées des hautes terres de Boyaca avec trois autres difficultés puis plonge vers des altitudes plus raisonnables (descente de 30 km à 5.3 %). Les moins bons grimpeurs ont donc l’espoir de pouvoir s’accrocher jusqu’au bout mais l’arrivée se situe au sommet se situe au sommet d’une côte d’ 1 km à 6%. Une occasion pour les favoris de se disputer quelques secondes et de se jauger.

 

 

Etape 5


(jeudi 15 mai)


135 km

 

 

 

 

 

Départ-arrivée

 

 

SAN FRANCISCO (1400 m) – DORADA (175 m)

 

 

 

Dénivelé positif  

 

1405 mètres

 

 

Cols et côtes

 

  Alto del Trigo
2ème catégorie
(1620 m)
 km 53 

12 km à 5.7% 
2 km à 8%
(2km à 4% encore après le GPM)

 

 

 

  Alto de la Mona
3ème catégorie
(1185 m)
km 75 

7 km à 3.4%

 

 

Descriptif 

 

Pas de grande bataille en perspective mais une étape courte favorable à une échappée avec une première moitié de parcours assez escarpée avant de plonger vers les basses terres (18 km de descente à 5%). Les 40 derniers kilomètres sont plats. Les équipes de sprinters pourront travailler pour leur offrir l’une de leurs rares occasions de pouvoir s’exprimer.

 

 

 

Etape 6


(vendredi 16 mai )


115.3 km

 

 

 

 

 

 

Départ-arrivée

 

DORADAL (280 m) – SANTUARIO (2005 m)

 

  Dénivelé positif

 

3005 mètres

 

 

Cols et côtes

 

  Alto las Pavas
3ème catégorie
(900 m)
km 26 

4 km à 14.9%

 

 

 

  Alto Monteloro
3ème catégorie
(900 m)
km 33 

3 km à 5%

 

 

 

  Alto la Torre
3ème catégorie
(1120 m)
km 63 

8 km à 4.1% 
3 km plats 
8 km à 4.4% 
2 km à 3%

 

 

 

  Alto Bonito
1ère catégorie
(2135 m)
km 109 

6.5 km à 4.9% 
9 km à 3.9% 
6 km à 2.9% 
5 km à 10% 
7 km de faux plat jusqu’au sommet

 

 

 

 

Descriptif 

 

Une étape courte et difficile qui, sur le papier du moins, annonce une possible vraie bagarre pour le classement général. Les deux premières difficultés concentrées dans les 30 premiers kilomètres risquent d’agiter la course avec en particulier la première côte qui semble redoutable (sous réserve d’exactitude des altitudes données par les organisateurs). Les favoris pourront se livrer sur la dernière difficulté distante de seulement 6 km de l’arrivée. Certes son sommet très roulant n’est pas favorable aux grimpeurs mais ceux-ci auront certainement mis à profit les 5 km précédents très pentus pour en découdre.

 

 

 

Etape 7

(samedi 17 mai)


163.6 km

 

 

 

 

Départ-arrivée

 

 

 

RIONEGRO (2045 m) – LA UNION (2375 m)

 

 

 Dénivelé positif 

 

690 mètres

 

 

Cols et côtes

 

  Alto de la Ceja 3ème catégorie (2275 m) km 22 

4km à 5.8%

 

 

 

  Valla Bienvenidos la Union 3ème catégorie (2410m) km 158 

3 km à 4% 
4 km à 2% 
1 km à 8% 
1 km à 4.5%

 

 

 

Descriptif 

  Une étape taillée à priori pour un rouleur voire destinée à un sprint massif. La dernière côte est à moins de 6 km de l’arrivée mais elle ne présente une réelle difficulté que dans les deux derniers kilomètres ; pas de quoi créer des écarts insurmontables. A moins bien-sûr que les puncheurs ne se donnent la peine de secouer le cocotier.

 

 

 

Etape 8


(dimanche 18 mai)

 

31 km

 

 

 

Départ-arrivée

 

 

MEDELLIN (1440 m) – SANTA ELENA (2500 m)

  

   

Dénivelé positif  

 

1140 mètres

 

 

Cols et côtes

 

  El Sillitero (3 km après l’Alto de Santa Elena) 1ère catégorie (2500 m) arrivée 

4 km plats 
2.2 km à 3 .2% 
8 km plats 
1.4 km à 7.9% (dont 500 à 10%) 
4.4 km à 1.8% 
8km à 8.3% 
3 km à 6.7%
 

 

Descriptif 

 

Voilà à n’en pas douter une étape décisive de ce Tour de Colombie. Le seul contre-la-montre au programme de l’épreuve se termine par une montée présentant 12 km à la pente bien prononcée. Il n’avantagera cependant pas forcément les grimpeurs purs qui vont devoir gérer le temps perdu dans la première moitié de parcours taillée pour les rouleurs. Ces derniers ne pourront cependant pas tout donner dans cette partie sous peine de se casser les dents sur la pente finale. Le dosage des efforts et du changement de rythme sera donc la clé de ce contre-la-montre difficile à appréhender.

 

 

 

 

LUNDI 19 MAI : JOURNEE DE REPOS

 

 

 

Etape 9


(mardi 20 mai)


173 km

 

 

 

 

 

 

 

 

Départ-arrivée

 

 

CALDAS (1175 m) – MANIZALES (2200 m)

 

 

 

 

Dénivelé positif

  2195 mètres

 

 

Cols et côtes

 

  Alto de Minas
2ème catégorie
 (2430 m)
km 11 

10.4 km à 6.3%

 

 

 

 Tres Puertas
3ème catégorie
(1055 m)
 km 143  

Il est impossible de détailler la pente du fait du manque d’informations pour les altitudes et le kilométrage

 

 

 

  Plaza de Toros
 1ère catégorie
(2110 m)
 km 167 

7.9 km à 7.5% 
7.7 km à 3.1% 
2.2 km à 6.8%

 

 

 Descriptif

 

Attention au piège ! Ceux qui mettent du temps à se mettre en température risquent d’avoir du mal à digérer l’Alto de Minas placé d’entrée surtout s’il prend l’envie à certains d’enflammer la course. Certes ils pourront tenter de rétablir la situation dans la descente (44 km) et le long parcours plat (près de 70 km) qui suivent mais c’est une occasion rêvée d’éliminer un leader inattentif ou mal réveillé. De plus, les efforts superflus se payeront sur la dernière ascension, suffisamment difficile et surtout très proche de l’arrivée (6 km), qui devrait voir une nouvelle explication entre les premiers du classement général.

 

 

 

Etape 10


(mercredi 21 mai)


125.1 km

 

 

 

 

 

 

Départ-arrivée

 

MANIZALES (2110 m) – MARIQUITA (460 m)

 

  

 Dénivelé positif

 

1655 mètres

 

 

 

Cols et côtes

 Alto de Letras Hors Catégorie (3470 m) km 42 

 2.9 km à 4.8% 
13.1 km à 5.5% 
3.2 km à 6.3% 
4 km à 8.3% 
5.7 km à 3%

 

Descriptif

Un géant est au menu de cette étape : l’Alto de Letras (point culminant du Tour de Colombie) et comme la veille attention au piège pour les inattentifs et les pris à froid. 15 km de plat sont proposés entre le départ et le début des près de 30 km d’ascension. Les pourcentages n’ont rien d’effrayant mais la longueur, l’altitude et la fraîcheur font toujours très mal. L’avantage pris au sommet par les meilleurs ne sera pas forcément décisif car il reste une très, très longue descente  (80 km) par paliers jusqu’à l’arrivée. Si un groupe de costauds arrive à se constituer et à s’entendre rapidement dans les 20 premiers kilomètres de la descente, il sera difficile d’organiser une poursuite derrière et l’addition pourrait se montrer salée à l’arrivée. L’étape ne décidera donc peut-être pas du vainqueur final mais malheur à ceux qui sont un peu « limite » et surtout qui se retrouveront isolés.  

LA SUITE ICI link 

 

 

Par Stéphane
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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /Mai /2008 10:15
Voilà une information qui ne me fait pas rire du tout.

L'UCI a annoncé officiellement que 23 coureurs sont "ciblés par l'UCI" après des tests liés au fameux passeport biologique. Un coureur est déjà sur le point d'être sanctionné et 4 autres sont aussi assez proches de la sortie. L'UCI reproche aussi à certains de ne pas avoir divulgué leur lieu exact d'entraînement ... Je pense immédiatement à Mauricio Soler et ses deux séjours en Colombie depuis le début de l'année.  

Je sais que Soler est un vrai professionnel et que son équipe jouit d'une bonne réputation dans le peloton mais je ne peux m'empêcher de sresser. J'attends le début du Giro avec une telle impatience que ce serait vraiment une catastrophe si Mauricio était l'un des coureurs figurant sur cette liste "secrète" (bande de pervers!).


Putain d'attente!



Par Stéphane
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 22:16
Tour de Romandie

Prologue:
 
Le Tour de Romandie a commencé par un prologue d'environ 2 km sur le bord du lac Léman à Genève. Rigoberto Uran, seul cycliste colombien engagé, finit au 92ème rang à 8'' du Britannique Cavendish. Rigoberto Uran est apparu très décontracté lors de l'échauffement sur rouleau en compagnie de son coéquipier Losada. Espérons que cela signifie un retour en bonne forme du "phénomène".

1ère étape:  Rigoberto Uran a fini 68ème de cette étape dans un second peloton pointé à 1'18'' du groupe de tête fort d'une quarantaine de coureurs qui se sont réunis après la principale difficulté de la journée. Rien de mirobolant donc mais n'oublions pas que cela n'a rien de ridicule non plus compte-tenu du plateau proposé sur cette épreuve ProTour.

2ème étape:  Rigoberto Uran a semble-t-il voulu tester ses jambes dans le sprint final. Rien de mirobolant mais cette 27ème place a quelque chose de rassurant car elle témoigne d'un bon état d'esprit. Demain nous aurons une bonne occasion de voir son réel état de forme sur un contre-la-montre de 18.8 km autour de Sion qui comporte en milieu de parcours une côte de 2.6 km à 8%.

3ème étape:  Rigoberto Uran termine 42ème de ce contre-la-montre exigeant à 1'32'' de l'Allemand Klöden. Cela lui permet de figurer à la 43ème place du général à 2'53''. Ce résultat n'a rien d'extraordinaire mais dans un contexte relevé il prouve bien qu'Uran est sur la bonne voie. Pour mémoire, Uran avait fini 32ème du contre-la-montre final (20.4 km autour de Lausanne, présentant lui-aussi un profil assez sélectif) du Tour de Romandie l'an dernier à 1'38'' du Néerlandais Dekker. C'est donc presque aussi bien. Deuxième grand test demain avec une étape de montagne décisive (l'étape reine de ce Tour de Romandie). Uran avait fini 63ème à 9'04'' de l'étape de montagne se terminant à Morgins en 2007 après avoir lancé une petite attaque dans la montée finale. Il sera donc intéressant de comparer pour se donner une idée de ce que l'on est en droit d'attendre d'Uran pour les prochaines courses du printemps qui devraient être le Tour de Catalogne et le Tour de Suisse (je ne sais pas pour l'instant s'il fera la Bicicleta Vasca entre les deux comme l'an dernier chez Unibet.com).

4ème étape:  C'est confirmé. RIGOBERTO URAN A RETROUVE LA FORME !!! 11ème de cette étape de montagne - courte certes mais sélective - à 16'' du vainqueur et à 9'' seulement du groupe de Klöden. Uran a fait mieux que l'an dernier et a même attaqué dans la montée finale ! Cette belle étape lui permet de remonter à la 20ème place du général avant la dernière étape de demain qui s'achève à Lausanne; une étape de moyenne montagne avec deux cols de première catégorie et une petite côte à l'arrivée. Au fait, ce n'était pas un peu le genre d'arrivée de l'avant-dernière étape du Tour de Suisse l'an dernier? ... Laissez-moi rêver, ça ne coûte rien ...

5ème étape:  Mon rêve de victoire pour Uran sur cette dernière étape ne s'est pas concrétisé. Il est vrai que l'arrivée n'était pas du tout aussi dure que ce que je pensais (la dernière montée en première catégorie non plus ... plutôt une bosse de troisième catégorie) et les sprinters-puncheurs n'ont pas laissé passer l'occasion. Pourtant Rigoberto Uran était apparemment prêt à tenter quelque chose comme le prouve sa 22ème place lors du sprint. 20ème du classement général (il glâne ainsi 4 points au classement du "challenge international), le "phénomène" est de retour. Vivement le Tour de Catalogne! 
Soit dit en passant, deuxième petite frustration pour moi en Suisse aujourd'hui. En effet, j'annonçais ci-dessous la possible participation de Sergio Luis Henao au Tour de Berne aujourd'hui (la stratlist confirmait sa venue avec Pantano en remplaçant). J'ai bien regardé les listes à l'arrivée ... Henao et Pantano ne figurent ni dans les arrivants, ni dans les abandons, ni dans les hors-délais. AU FAIT, A QUOI SERVENT EXACTEMENT LES DIRIGEANTS DE COLOMBIA ES PASION ET DE LA FCC? ETRE PAYE A NE RIEN FAIRE, CA M'INTERESSE AUSSI ...

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500010&vid=9046284&channel=info#=undefined;vid=9046284

GP de Francfort:  Cela fait du bien de voir enfin un bon résultat de Mauricio Ardila un peu en retrait depuis deux ans. Il finit 3ème du petit groupe de 9 coureurs avec lequel il était échappé derrière le Néerlandais Kroon et l'Italien Rebellin ce qui est loin d'être ridicule. Il devance par exemple l'Allemand Wegmann et le Luxembourgeois Andy Schleck qui a grandement oeuvré pour la victoire de son coéquipier de la CSC. Ardila marque enfin des points (et des gros) au classement du Challenge international 2008 dont il prend même la tête. http://cyclismecolombien.over-blog.com/pages/Courses_internationales_avrilmai_2008-422143.html 
Espérons que cela augure un bon mois de mai pour le cyclisme colombien ...

http://www.cyclingnews.com/photos.php?id=/photos/2008/may08/henninger08/DV308541

http://www.cyclingnews.com/photos.php?id=/photos/2008/may08/henninger08/DV308547

http://www.bettiniphoto.net/image/2_0026734_1_thumb2.jpg

http://www.cyclingnews.com/photos.php?id=/photos/2008/may08/henninger08/fin_DSC_0041

http://www.cyclingnews.com/photos.php?id=/photos/2008/may08/henninger08/fin_DSC_0042

http://www.cyclingnews.com/photos.php?id=/photos/2008/may08/henninger08/fin_DSC_0037



Subida a Naranco:

Walter Pedraza obtient un classement correct avec une 21ème place à 1'08'' des Espagnols Tondo (vainqueur) et Gil et de l'Italien Garzelli. Même si le ticket pour le Giro semble bien compromis, espérons que Pedraza reste motivé car il reste de bonnes choses à faire même loin d'Italie ... A moins bien sûr que la Tinkoff ait souhaité lui faire faire une course de préparation avant le Giro mais je n'y crois vraiment pas. Si j'ai tort, tant mieux. Petite précision, Pedraza faisait partie d'un groupe de coureurs échappés presque jusqu'au pied de la montée finale. Cela lui permet d'ailleurs de finir deuxième du classement de la montagne de cette épreuve (merci à John Fredy Valencia sans qui je serais certainement passé à côté de ce point important pour juger de la forme et de la motivation de Pedraza qui a été le seul coureur de l'échappée,avec Maunuel Vasquez (37'' devant lui), à avoir résisté dans la montée finale. La prochaine fois, je lirai mieux les pages internet ( http://ciclismocolombiano.blogspot.com/).

GP de l'Industrie et de l'Artisanat à Larciano:

Encore une belle performance d'un Colombien sur une semi-classique cette semaine. Luis Felipe Laverde a pris la 3ème place de l'épreuve italienne. Il semble donc prêt à courir après une nouvelle victoire d'étape au Giro. Les deux premières semaines devraient être favorables à quelques belles échappées sur des terrains assez accidentés comme les aiment Laverde. Pourvu que le dicton se confirme: "jamais deux sans trois".
Les autres Colombiens qui finissent l'épreuve sont Jose Serpa (25ème à 4'35'') et Edwin Carvajal (32ème à 7').


Tour de Toscane:

Qutre Colombiens ont fini dans le peloton réglé au sprint par l'Italien Mattia Gavazzi. Miguel Rubiano finit 43ème, Mauricio Ardila 68ème, Jose Serpa 69ème et enfin on peut noter le retour dans les pelotons de Julian Munoz (70ème) qui s'est apparemment remis de sa chute en début de saison.


Tour des Asturies:

1ère étape: Walter Pedraza semble apprécierles routes espagnoles. 9ème de cette première étape, il finit dans un groupe de 12 coureurs qui finit à 1'20'' du groupe de tête de 5 coureurs. 9ème du classement général, Walter Pedraza a peut-être enfin une chance de décrocher une bonne place au général dans une épreuve européenne réputée.

2ème étape:  La journée était divisée en deux semi-étapes. Le matin, Pedraza avait fini 48ème du sprint à 2'' de Garzelli (légère cassure parès le 12ème coureur. L'après-midi a été moins favorable avec un contre-la-montre dans lequel Pedraza a perdu 1'57'' sur Samuel Sanchez (76ème) ce qui l'a fait retomber à la 16ème place du général à 3'02'' d'Angel Vicioso. Il reste trois étapes à Pedraza (dont l'avant-dernière qui se termine au sommet de l'Alto de Acebo) pour réintégrer le top 10 dont il est à un peu moins d'une minute. Pedraza va devoir se montrer costaud s'il veut marquer des points au "challenge international" sur cette épreuve.

3ème étape:  Walter Pedraza finit dans le peloton (52ème) réglé au sprint par Garzelli. Pas de changement pour lui au classement général (16ème à 3'02''). Demain c'est l'étape reine.

4ème étape:  Walter Pedraza n'a pas tenu le coup dans cette étape reine et finit 28ème à 4'50'' du vainqueur. Il perde un rang au classement général: 17ème à 6'12''.

5ème étape:  Walter Pedraza confimre bien qu'il était trop juste pour le Giro. 66ème de l'étape, il perd encore une bonne poignée de secondes qui le font régresser au 22ème rand au classement général final à 6'38'' de l'Espagnol Vicioso. 


Nouvelles:

Je commence à m'inquiéter sérieusement pour la participation de Walter Pedraza sur le Giro. Je n'ai pas encore trouvé la liste des participants au Giro mais Pedraza figure sur la liste de départ de la Subida a Naranco et du Tour des Asturies; ce dernier se terminant le 7 mai, cela semble être la confirmation que Pedraza devra réorienter sa préparation vers le mois de septembre et le Tour d'Espagne pour lequel Tinkoff vient officiellement d'être invitée.
En début d'année, je me souviens d'une interview ( pour ElTiempo.com ???) dans laquelle Pedraza déclarait viser le maillot de meilleur grimpeur sur le Giro et rêvait du Tour de France ... Ce sera pour une prochaine fois
Jose Serpa, Mauricio Ardila, Luis Felipe Laverde, Marlon Perez et Felix Cardenas n'ont pas le même problème puisque leur participation aux côtés de Mauricio Soler est confirmée. En revanche, Leonardo Duque ne participera pas au Tour d'Italie (ce qui était déjà presque sûr depuis le début de l'année) mais devrait faire ses débuts sur le Tour de France.

Je m'étais fait une joie dans l'un des premiers posts de mon blog du calendrier international de Colombia es Pasion.
http://cyclismecolombien.over-blog.com/article-16281067.html
J'osais encore rêver à l'époque (avec quelques réserves toutefois) de la véracité des informations. Encore une fois je constate et déplore que les promesses sont souvent plus nombreuses que les réalisations chez les dirigeants colombiens ... Les deux seules épreuves qui semblent être certaines sont la Ronde de l'Isard et le Tour de la Communauté de Madrid en juillet qui devrait voir le retour de Fabio Duarte qui récupère d'une micro-fissure à l'avant-bras gauche résultant d'une chute dans la descente du Col de la Linea. Pour mémoire, ces deux épreuves sont les seules courses européennes disputées en 2007 ... 
Pour me consoler, je viens de voir que Sergio Luis Henao devrait courir ce week-end à Berne sous les couleurs du Centre UCI d'Aigle (Jarlinson Pantano l'accompagne mais comme remplaçant pour l'instant). "Devrait" car Pantano était déjà annoncé sur la liste des participants sur le Giro delle Regioni et n'a finalement pas pris le départ ...

Et pendant ce temps là, Mauricio Soler reconnaît quelques-unes des principales dificultés du Giro tandis que Sevilla et Hamilton préparent le Tour de Colombie sur place. En fait, je me fous éperduement de l'une de ces deux dernières informations. A vous de deviner laquelle ...  http://www.gazzetta.it/Speciali/Giroditalia/2008/tappe/tappe_it.shtml

http://www.velo-club.net/viewtopic.php?topic=47052&forum=3



 

http://www.bettiniphoto.net/image/2_0026725_1_thumb2.jpg

http://www.cyclingnews.com/newsphotos.php?id=/photos/2008/news/may08/may01news/bettiniphoto_0026717_1_full

Par Stéphane
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 19:51
Tour de Géorgie:

1ère étape:  Pas de souci particulier pour Botero et Pena qui finissent dans le peloton réglé au sprint par le Cubain Dominguez.

2ème étape:  Deuxième sprint et à nouveau les deux représentants colombiens dans le peloton.


3ème étape:  Toisième étape et ... troisième sprint massif.

4ème étape:  Je n'avais pas le courage hier d'annoncer encore une mauvaise nouvelle donc voilà: Rock Racing a fini 10ème à 52'' du contre la montre par équipes ... mais Santiago Botero a été lâché par ses coéquipiers lors du second tour du parcours et finit dans les choux à 3'13''. Déçu, il n'a pas voulu s'exprimer à la fin de l'étape et bizarrement, c'est l'un de ses adversaires, Levi Leipheimer (Astana), qui a relativisé cette contre-performance en annonçant que Botero serait certainement à l'attaque dans les deux prochaines étapes et qu'il pourrait se refaire la cerise. Santiago Botero a-t-il eu un contre-coup après l'annonce de l'UCI qui ne souhaite pas sa présence lors des JO de Pékin? Enfin bon, cela m'inquiéte de toute façon moins que ce qui peut se passer en Italie ou en Belgique actuellement ...

5ème étape:  26ème et 29ème places pour Botero et Pena qui finissent dans un second groupe à 17'' du mini peloton des favoris.

6ème étape:  Santiago Botero a tenté sa chance dans l'étape reine de ce Tour de Géorgie mais il n'avait semble-t-il pas les jambes pour faire mieux. Il termine finalement 45ème de l'étape à 8'20'' de Siutsou. Victor Hugo Pena réussit à peine mieux (37 ème à 6'15''). Il n'y a plus grand chose à espérer sur cette épreuve car Pena est 33ème au général à 7'13''.

7ème étape:  Victor Hugo Pena finit dans le peloton et occupe la 32ème place au classement final tandis que Santiago Botero a dû abandonner. Victime de deux crevaisons dans les premiers tours de circuit, il n'a pas pu rejoindre le peloton et a préféré se retirer.


Flèche Walonne:

Pas grand chose à se metttre sous la dent pour les Colombiens car Mauricio Ardila et Leonardo Duque, seuls représentants, ont abandonné. Les possibles futurs grands adversaires de Soler sur le Tour de France confirment qu'ils sont en forme. Kim Kirchen remporte l'épreuve devant Cadel Evans qui s'affirme de plus en plus comme le favori n°1 et Damiano Cunego. Thomas Dekker confirme aussi sa montée en puissance.

Tour du Trentin:

1ère étape:
  Mauricio Soler est le meilleur des six Colombiens engagés sur cette épreuve. Il finit 34ème à 32'' de l'Ukrainien Zagorodny sur ce contre la montre de moins de 10 kilomètres dénué de toute difficulté. Soler ve devoir se montrer costaud s'il veut rattraper le retard perdu sur le vainqueur du jour mais aussi sur de bons grimpeurs comme Miholjevic, Golcer, Nibali etc. Remarquons tout de même que son résultat est correct et qu'il s'est montré meilleur que Di Luca par exemple. Enfin bref, vivement vendredi soir pour qu'on sache enfin le vrai état de forme de Mauricio Soler et donc ce qu'on peut attendre de lui sur le Giro. En attendant le 10 mai, je continuerai à serrer les fesses (désolé pour les lecteurs non francophones pour qui cette expression semblera étrange) car Soler m'a habitué à de très mauvaises surprises lorsque j'attends beaucoup de lui ... Il a déjà eu son traditionnel pépin (sa chute en début d'année) alors que la poisse s'occupe un peu des autres aussi.   
Edwin Carvajal est 62ème à 44'' dans le même temps que Jose Serpa (64ème). Julian Atehortua et Luis Felipe Laverde suivent de près (71ème à 46'' et 82ème à 48''). La "mauvaise nouvelle" vient de Walter Pedraza 123ème à 1'06'' ce qui n'est vraiment pas pour me rassurer dans l'optique du Tour d'Italie. Mais là encore, nous verrons vendredi soir.


2ème étape:  Cinq des six représentants colombiens ont fini dans le peloton de tête d'une soixantaine de courteurs sélectionnés au fur et à mesure des trois difficultés du parcours. Serpa est le meilleur d'entre eux (9ème du sprint final). Au général, Soler grimpe au 22ème rang à 30'' du Slovène Golcer. Finalement, seul Luis Felipe Laverde n'a pu suivre le rythme des meilleurs (82ème à 2'52''). A noter la présence d'Atehotua dans une échappée qui lui a permis de glaner un point au classement de la montagne. 
Demain, c'est du sérieux avec deux difficultés importantes dont la dernières à quelques kilomètres de l'arrivée. Je ne dirai rien mais bon, vous savez probablement ce que j'espère ...  


3ème étape:  Si je vous dit que je suis déçu, je suis à mille lieues de ce que je ressens vraiment. Mauricio Soler 52ème à 3'29'' de Nibali dans une étape de moyenne montagne ... je suis d'un naturel angoissé, alors là, mon anxiété n'est pas prête de disparaître ... sur les pentes des Dolomites peut-être ... Que dire, que penser? Que Soler s'est économisé en prévision du Giro, qu'il subit encore les effets du jet lag? Alors pourquoi a-t-il attaqué dans une descente (ce n'est pas une blague ...) hier si c'est pour mettre le frein à main dans les montées aujourd'hui? Les moins pessimistes diront qu'au moins il n'est pas tombé mais je n'en ai pour l'instant (17h50 heure française) aucune certitude. J'attends avec impatience de lire l'article du site de la Barloworld.
Je suis tellement déçu que j'en oublie presque la bonne étape de Jose Serpa 12ème de l'étape et du général à respectivement 12'' et 57'' de Nibali. J'ai à peine remarqué que Pedraza tout comme Laverde ont attaqué aujourd'hui et qu'il finissent respectivement 36ème à 1'36'' et 41ème à 2'17''. Je peux toujours me dire que Laverde était totalement largué hier et que Soler flinguera tout le monde demain mais le coeur n'y est pas vraiment. Pour finir de m'achever, Julian Atehortua a fini 69ème à 4'45'' et Edwin Carvajal 86ème à 13'59''. 
Je fais un effort énorme pour vous donner encore ce lien vers le profil de l'étape de demain.
http://www.girodeltrentino.com/tappe/2008/Altimetria4Tappa2008.pdf
Ce soir c'est soupe à la grimace et au lit. Désolé de faire mon François Fillon. J'espère que demain je pourrai faire mon Nicolas Sarkozy version printemps 2007 ... mais je n'y cois pas beaucoup.

Bon ben voilà, j'ai ravalé en partie ma déception en ce vendredi matin et j'espère voir un Soler à l'attaque aujourd'hui à défaut de voir un "Lancero" victorieux. Le site de la Barloworld ne donne pas d'autre explication à la contre-performance d'hier que le manque de très bonnes jambes au retour de Colombie mais l'équipe espère un bon résultat de Soler dimanche sur Liège Bastogne Liège (qui n'est soit dit en passant pas vraiment taillée pour lui). L'expression utilisée est que Soler est "relax" ... Pour me rassurer, je dirai que Soler était aussi un juste sur la Volta A Santarem au Portugal avant de briller peu après sur le Tour de Castille Leon. A ce soir pour être un peu plus éclairé sur mes préoccupations ... peut-être ...  

4ème étape:  Je dois avouer que Mauricio Soler m'a en partie rassuré en finissant 4ème du groupe des costauds réglé au sprint par Garzelli. Jose Serpa finit lui aussi dans ce groupe de 9 coureurs (7ème) ce qui lui permet de rentrer dans le top 10 au général (9ème à 51'' de Nibali). Allez, encore une course dimanche (Liège Bastogne Liège) et ensuite nos regards se tourneront vers la Sicile et le 10 mai. Julian Atehortua m'a aussi rassuré sur ses qualités de grimpeur (28ème à 51''). Walter Pedraza est toujours mi-figue mi-raisin (33ème à 1'23'') tandis que Laverde (49ème à 1'43'') et Carvajal (70ème à 10'04'') finissent un peu ou beaucoup plus loin. On se doute que le premier sait comment préparer le Giro et qu'il sera encore dans quelques bons coups; quant-au second, il continue son apprentissage du professionnalisme de façon tout à fait correcte.


Tour de la Rioja:

1ère étape:
  Marlon Perez, le seul Colombien engagé sur cette épreuve, finit 26ème du sprint final. Il figure également au second rang du classement des Metas Volantes avec 3 points soit un de moins que le leader de ce classement annexe.

2ème étape:  Marlon Perez finit 31ème dans les petit peloton qui s'est disputé la victoire au sprint. Il occupe la 19ème place du général dans le même temps que le leader français Geslin. Au classement des Metas Volantes, il se retrouve 3ème à 2 longueurs du leader.

3ème étape:  24ème de l'étape et 17ème du général, Marlon Perez n'a pas pu non plus réellement disputer le classement des Metas Volantes.


Liège Bastogne Liège:

Alors là on peut dire que j'ai eu un début d'aaprès-midi difficile! Après avoir vérifié sur le LIVE de Cyclingnews.com qu'aucun incident n'avait émaillé le début de course, je me suis tranquilement installé devant la télévésion pour suivre les 75 derniers km; et là, catstrophe: Adam et Thévenet annoncent la chute et l'abandon de Soler en début d'épreuve ... Je me précipite à nouveau sur Cyclingnews.com pour trouver la confirmation en première page ... chute de Soler dès le départ.
http://www.bettiniphoto.net/image/2_0026645_1_thumb2.jpg

L'angoisse, les idées noires: pas de Giro, peut-être pas de Tour. Une demi heure d'énervement. Et puis, en cherchant des infos, je constate que sur le LIVE de VeloCub.net Soler est annoncé en queue de peloton. Arrive la côte de la Redoute et c'est enfin la délivrance; Mauricio Soler est là et bien là en tête de peloton. OUFFF!!! jusqu'à la prochaine frayeur.
Enfin bref, 21ème au final à 1'03'' de Valverde, Soler a réussi une belle course. J'espère que sa chute ne provoquera pas d'autres problèmes que mon angoisse.
Leonardo Duque (48ème à 4'09'') et Mauricio Ardila (79ème à 8'11'') finissent aussi l'épreuve. 

Bon ben voilà, si les entraînements se passent bien, rendez-vous le 10 mai pour Mauricio Soler en Sicile et le Sud de l'Italie où les routes ne sont habituellement pas en très bon état ... encore de quoi stresser quelques fois!!! 



Tour d'Extremadure:

1ère étape:
  William Aranzazu, notre seul représentant colombien, figure au 39ème rang du général après ce contre la montre par équipe. Sa formation a fini au 8ème rang.

2ème étape:  William Aranzazu est classé dans le même temps que le peloton qui finit à 9'' du groupe qui s'est disputé la victoire mais son nom figure avec trois autres coureurs en fin de classement ce qui semble vouloir dire qu'il a été victime d'une chute dans le final. Journée de merde, ça se comprend dans toutes les langues?

3ème étape:  William Aranzazu a apparemment bien chuté hier puisqu'il a dû abandonner aujourd'hui. C'est vraiment dommage car il avait réussi un bon début de saison dans une équipe qui devrait redevenir professionnelle l'an prochain. Ainsi s'achève de façon malheureuse le compte-rendu de cette épreuve car il n'y a pas d'autres Colombien en course.
Par Stéphane
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 18:49

Bonjour à vous qui venez me lire de temps en temps.

Pour faire simple, voilà un petit résumé du début de semaine:

Miguel Rubiano a fait un bon Tour de Turquie (Presidential Cycling Tour) en prenant la 9ème place de la 3ème étape et surtout le second rang de la 4ème étape. Malheureusement, il a manqué la bonne échappée du deuxième jour où le peloton a fini à plus de 11' de celle-ci. Rubiano occupe pour l'instant le 21ème rang du général à plus de 12'. Il ne peut hélas guère espérer mieux puisque la dernière étape de dimanche est très peu escarpée et semble réservée aux sprinters. Ivan Dario Hernandez, son coéquipier, est toujours en course mais ne s'est toujours pas montré à son avantage.

Rigoberto Uran n'est toujours pas à son niveau mais il a contribué au succès de son chef de fil Valverde sur Paris-Camembert. Il finit dans le peloton au 61ème rang. Arrivent bientôt les courses par étapes qui conviennent normalement bien au "phénomène". Pourvu qu'il soit compétitif à partir de juin. Ce ne sera déjà pas si mal ... Et si on me dit que je dois attendre août pour retrouver le meilleur Uran, je saurai patienter ... du moment qu'il retrouve son potentiel physique.

Pour les courses colombiennes enfin, je ferai simplement remarquer qu'après le Tour de Colombie U23, les jeunes sont au repos. Leurs aînés sont en train de monter en puissance d'ici au Tour de Colombie qui commence dans trois semaines en même temps que le Giro. La moyenne d'âge des dix premiers du classement général de la Clasica de Fusagasuga est bien plus haute que celle des premières courses de la saison. Aucun U23 dans les dix premiers ... je crains le retour des "papys"...

Au fait, désolé pour les liens que je ne peux pas mettre ici mais je ne suis pas chez moi en ce moment et le bas débit c'est pénible ... je tenterai de me rattrapper à partir de vendredi prochain.

Fin de semaine:

Comme prévu, la dernière étape du Tour de Turquie ne pouvait pas échapper à un sprinter. Rubiano et Hernandez finissent dans les dernières positions du peloton. Miguel Rubiano rentre dans les 20 premiers du général mais peut regretter de ne pas avoir pu se glisser dans l'échappée du troisième jour.

Au Giro de Oro en Italie, les années se suivent mais ne se ressemblent pas. Alors que Laverde avait fini second l'an dernier, le meilleur Colombien classé cette année est Julian Atehortua (46ème) qui finit dans le peloton principal à 8'49'' de la tête de course en compagnie de Serpa (49ème) et Laverde (65ème). Il faut que je m'y remette car j'ai oublié de signaler la 75ème place d'Edwin Carvajal qui court désormais chez les professionnels dans les rangs de la formation italienne Team Miche.
A noter au passage la confirmation de la bonne forme de Di Luca deuxième dans la roue d'un coéquipier du Team LPR. Il sera un sérieux rival pour Mauricio Soler (si celui-ci court pour la victoire finale évidemment) sur le Giro avec une équipe qui semble très forte. Voyons d'abord ce que Soler vaut en ce moment sur le Tour du Trentin qui se déroule cette semaine; on pourra commencer à déterminer une ébauche de liste de favoris ... 

Sur l'Amstel Gold Race enfin, Leonardo Duque n'a pas pesé sur la course et finit dans un groupe à la 78ème place à 5'25" de Damiano Cunego.

 

Par Stéphane
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Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /Avr /2008 22:20

5 JOURS DE VACANCES DONC 5 JOURS SANS BLOG POUR MOI. JE VOUS RETROUVERAI EN FIN DE SEMAINE. EN ATTENDANT, JE VOUS LAISSE AVEC LES LIENS HABITUELS QUI VONT PERMETTRONT DE SUIVRE L'ACTUALITE SANS MOI. J'ESPERE QU'A MON RETOUR J'AURAI QUELQUES SATISFACTIONS ... DE TURQUIE POURQUOI PAS OU MIGUEL RUBIANO A FINI 6ème DU CRITERIUM QUI PRECEDE LE DEPART OFFICIEL DE DEMAIN. IL NE COMPTAIT PAS POUR LE CLASSEMENT GENERAL ET N'ETAIT PAS CLASSE UCI MAIS RUBIANO SEMBLE AVOIR CONSERVE UNE BONNE FORME.

A VENDREDI OU SAMEDI ET BONNE SEMAINE.


AU FAIT PENDANT QUE J'Y PENSE, J'AIMERAIS QUE VOUS ME DONNIEZ DES IDEES AFIN D'AMELIORER L'ORGANISATION DU CYCLISME COLOMBIEN (UTILISEZ LA RUBRIQUE "commentaires" CI-DESSOUS). JE VOUS DONNERAI BIENTÔT MON OPINION ET MES IDEES.

I'd like you giving your ideas about solutions to help colombian cycling to get better. Please to use
the "commentaires" for your answer. I'll give you my own opinion for my come-back. 

FRENCH, SPANISH AND ENGLISH LANGUAGES ACCEPTED ...

Par Stéphane
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